E-pharmacie : c’est bientôt possible

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Apparue depuis déjà quelques mois, la vente en ligne de médicaments reste très réglementée. L’arrêté paru au Journal Officiel ce dimanche évoque l’encadrement à propos des ventes sans ordonnances à partir du 12 juillet 2013, date de la mise en vigueur de cette mesure. Petit récapitulatif sur ce qu’il faut savoir avant de passer sa future commande.

L’idée de mettre en vente en ligne certains médicaments n’est pas toute neuve, l’arrêté publié ce dimanche 23 juin prévoit sa mise en vigueur dès le 12 juillet prochain mais quelques règlementations y sont évoquées afin d’éviter la mise en vente de médicaments contrefaits qui prolifèrent de plus en plus aujourd’hui.

Tous les médicaments sont ils disponibles en ligne en France ?

Non, seuls les médicaments délivrés sans ordonnance sont autorisés à être vendus sur Internet (paracétamol, antitussif…). Ainsi, 4000 médicaments sont estimés ne nécessiter aucun avis préalable d’un médecin ou d’un suivi de traitement d’après l’ANSM.

Et pas de raison de se tromper dans le médicament puisque le texte stipule que chaque produit devra être présenté "de façon objective, claire et non trompeuse". De la même façon, il est prévu que seules certaines informations doivent figurer sur la présentation du produit : le nom commercial, les indications thérapeutiques, la forme galénique (s’il est sous forme de gélules, sachets, comprimés…), le nombre d’unités de prise et enfin le prix. Quant aux notices, elles seront aussi visibles et imprimables en ligne.

Sur quels sites je peux passer commande ?

Les sites doivent être gérés obligatoirement par un pharmacien en officine. Avant d’ouvrir leur e-commerce, ces derniers doivent au préalable faire une demande à l’ARS (Agence régionale de santé). Ainsi si une pharmacie ferme, son site internet aussi.

Pour savoir quels sites sont autorisés, consultez le site de l’ARS selon votre région ou celui du ministère de la Santé. Enfin, pour être sûr de la fiabilité du site, sachez qu’il doit obligatoirement contenir certaines données : les coordonnées de l’ANSM, des liens vers les sites de l’Ordre national des Pharmaciens et du Ministère de le Santé.

Enfin, l’arrêté stipule qu’un échange interactif pertinent doit être "rendu possible avant la validation d’une commande". En clair, le pharmacien doit pouvoir répondre aux questions des consommateurs.

De quelle manière recevrai-je le médicament commandé ?

C’est uniquement l’officine de pharmacie qui peut délivrer les médicaments. Mais il faut aussi savoir que le patient peut également se déplacer à la pharmacie et réceptionner les médicaments commandés, une option que préfère le CNGPO (Collectif National des Groupements de Pharmaciens d’officine) car il permet un meilleur accompagnement, que le virtuel n’offre pas.

Sources : Le Figaro et les Echos