Des pistes pour faire cohabiter taxis et VTC

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Ce jeudi 24 avril, le député Thomas Thévenoud doit remettre un rapport visant à permettre une cohabitation paisible entre taxis et Véhicules de Tourisme avec Chauffeur (VTC).

À la suite d’une grève des chauffeurs de taxis en février en raison de la concurrence jugée déloyale des Véhicules de Tourisme avec Chauffeur (VTC), Jean-Marc Ayrault avait commandé un rapport visant à permettre la cohabitation entre les deux activités. Ce rapport doit être remis ce jeudi 24 avril par le député socialiste Thomas Thévenoud – l’occasion de faire le point sur certaines des propositions qu’il devrait contenir.

Faire du taxi une alternative à la voiture individuelle

Afin de rendre les taxis plus attractifs pour les clients potentiels, Thomas Thévenoud propose un tarif d’approche forfaitisé au minimum, c'est-à-dire 6,86 euros, mais aussi la généralisation du paiement par carte bancaire. L’objectif du député est de faire du taxi une alternative à la voiture individuelle et aux transports en commun afin d’inciter les gens à y avoir plus recours – ce dont témoigne sa proposition de faire adopter un code couleur unique aux taxis et de mettre en place un tarif unique pour les trajets entre Paris et les aéroports alentours. Enfin, le rapport suggère d’autoriser aux taxis la prise de clients dans la rue sans réservation, ce qui permettrait à ces derniers de géolocaliser les taxis proches via des applications mobiles.

Vers un renforcement des contrôles des VTC

Le rapport préconise en revanche l’interdiction des applications de géolocalisation des VTC, qui devraient en outre être assujettis à plus de contrôles. Le député recommande aussi de soumettre les chauffeurs de VTC à une formation, et leurs véhicules à un contrôle technique tous les six mois. De plus, les VTC devront être immatriculés au niveau régional pour faciliter le contrôle de l’obligation d’assurance, et devront proposer une tarification "claire et au forfait". Enfin, Thomas Thévenoud indique être en faveur d’un contrôle policier accru et de sanctions plus facilement applicables à l’encontre des VTC.

Sources : Le Monde, Le Figaro, Pratique.fr