Plus de la moitié des Français ignorent le taux d’alcoolémie légal

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La majorité des Français affirment ne pas connaître le seuil légal de 0,5 g d’alcool par litre de sang pour conduire un véhicule. Pire : une personne sur trois en France admet avoir déjà pris le volant tout en sachant avoir trop bu. C’est le résultat d’une étude menée par les associations Prévention Routière et Assureurs Prévention.

Entre boire et conduire, beaucoup de Français auraient encore du mal à faire la part des choses, si l’on en croit l’enquête "Sorties, alcool et conduite" récemment rendue publique par les associations Prévention Routière et Assureurs Prévention. Dans le détail, celle-ci met en évidence qu’un tiers des Français reconnait avoir déjà pris le volant avec un taux d’alcoolémie au-delà de la limite légale de 0,5 g d’alcool par litre de sang. En outre, 27 % des personnes sondées au cours de l’étude soulignent être déjà montées dans un véhicule alors qu’elles suspectaient largement le conducteur d’avoir dépassé le seuil toléré d’alcool. Résultat, les Français prendraient beaucoup trop de risques, et ce d’autant plus qu’ils seraient 70 % à sortir au minimum une fois chaque mois.

Au cours de leurs sorties, les Français seraient 83 % à consommer de l’alcool, et se déplaceraient alors pour beaucoup (78 %) en voiture ou en deux-roues à moteur. À noter que dans ce cas de figure, 49 % sont conducteurs et 29 % passager. En revanche, bien que plus d’un français sur deux méconnaisse la limite légale d’alcoolémie (0,5 g par litre de sang), plus de six sur dix sont cependant conscients qu’il s’agit de ne pas dépasser deux verres d’alcool.

Des sorties organisées dans un cadre familial ou amical

Le problème, s’agissant de ces deux verres d’alcool, est que la consommation d’alcool se fait alors entre amis ou en famille. Or, les doses ne sont pas identiques à celles des bars et restaurants. Ce qui fausse nettement le taux d’alcoolémie final. Pour éviter un accident, les personnes interrogées sont 46 % à évoquer le "capitaine de soirée", une personne désignée ou s’engageant à raccompagner les autres et à ne pas consommer d’alcool dans la soirée. D’autre part, 44 % affirment dormir sur place.

Même si les chiffres sont plus optimistes qu’il y a quinze ans, les Français seraient néanmoins encore trop nombreux (41 %) à mettre en application des fausses solutions. C’est notamment le cas de ceux buvant de l’eau pour ou du café avant de repartir, ou roulant à vitesse réduite sur des petites routes. Il n’empêche : 84 % des personnes sondées soulignent craindre un accident au moment du réveillon du jour de l’An, et 81 % en rentrant de boîte de nuit.

Sources : lci, directmatin, lefigaro