Le poids de votre voisin de table a une influence sur ce que vous mangez

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Selon une étude américaine rendue publique par Appetite, le contenu de notre assiette ne serait pas le même, selon que l’on mange avec quelqu’un en surpoids ou non.

C’est une étude relayée par la revue scientifique Appetite qui l’affirme : la corpulence des personnes se trouvant à la même table que nous aurait une incidence déterminante sur ce que nous choisissons de placer dans notre assiette.

Pour parvenir à une telle conclusion, les chercheurs ont fait appel à une actrice qui a revêtu pour les besoins de l’expérience une combinaison grossissante. Or, à en croire les chercheurs, les personnes qui se situaient juste derrière elle dans la file d’attente ont sélectionné des produits nettement moins sains que lorsque l’actrice ne portait pas la combinaison. Un phénomène qui se vérifiait même lorsque la femme affublée de son costume choisissait elle-même une salade.

Un constat à double tranchant…

Pour certains spécialistes, ce genre de conclusion est quand même particulièrement fantaisiste. Il est évident pour eux que la fréquentation de personnes en surpoids ne rend pas gros. De fait, ces scientifiques alertent sur le risque de tomber dans la discrimination. Néanmoins, d’autres médecins nutritionnistes ne négligent pas complètement la piste évoquée par l’étude américaine.

… mais non sans fondement

Selon certains nutritionnistes, le phénomène peut s’expliquer sur le plan social et psychologique. Par exemple, il est vrai que rares sont les personnes à opter d’office pour un burger et des frites, en présence d’une personne mince. Alors que face à quelqu’un en surpoids, l’on choisit inconsciemment des aliments moins sains. Pourquoi ? Sans doute parce que la plupart des gens ont sans le savoir l’image d’une personne grosse qui ne fait pas attention à son poids. À tort.

À noter que les spécialistes observent aujourd’hui qu’une bonne partie des individus restreignent désormais leur apport calorique. Une tendance surtout de mise dans les pays développés, et en particulier au sein des milieux favorisés. Résultat, certains s’imaginent que la proximité avec les individus en surpoids incite au relâchement. Pourtant, l’obésité n’est évidemment pas une pathologie transmissible, et la contagion est plus à chercher du côté des normes corporelles…

Sources : sciencedirect, metronews, santelog