Pollution aux particules fines : troisième cause de mortalité en France

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La pollution
La pollution

Au nombre des principales causes de mortalité en France, la pollution aux particules fines arrive en troisième position derrière le tabac et l’alcool. D’après une étude récente menée par Santé Publique France, l'effectif des victimes s’élève à près de 48 000 par an. Pourtant, certains décès seraient évitables.

D’après le Pr François Bourdillon, directeur général de Santé Publique France, un individu de 30 ans perdrait environ 2 ans d’espérance de vie à cause des particules fines. Cette forme de pollution est due aux activités humaines telles que le chauffage au fuel, les activités industrielles ou encore les transports.

Une différence entre les zones urbaines et rurales

D’après les résultats de cette enquête, les habitants des agglomérations urbaines comme la région parisienne ou l’axe Lyon-Marseille sont les plus touchés avec une perte d'espérance de vie estimée à plus de 15 mois. Cependant, les campagnards ne sont pas pour autant épargnés. Ils perdraient en moyenne 9 mois de leur vie à cause de cette exposition.

Les pics moins nocifs qu’une exposition quotidienne

Si les pics de pollution font souvent l’objet de mesures exceptionnelles, cette nouvelle étude révèle pourtant qu’à long terme, l’exposition quotidienne aux particules fines a davantage d’impact sur la santé. Elle augmente notamment les risques d’infarctus, de cancer et de maladies respiratoires. Entre 2007 et 2010, l’exposition quotidienne à un niveau de PM10 inférieur au seuil d’alerte des pics de pollution était associée à 85% des décès et des hospitalisations pour maladies cardiaques dénombrés à Nancy, et à 100% pour Nice et Montpellier durant la même période.

Des objectifs à atteindre

Le travail réalisé par Service Publique France n’a pas seulement répertorié le nombre de victimes de la pollution aux particules fines. Il fixe également de nouveaux objectifs. En effet, 34 000 décès par an pourraient être évités si le taux de particules fines dans l’air dans l’ensemble des communes était limité au même niveau que celui des villes les moins polluées et dont le nombre d'habitants est similaire.

 

Sources: 20 minutes, lemonde

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