Pollution : des nanotubes de carbone dans les poumons des Parisiens ?

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La pollution à Paris et en Île-de-France de nouveau pointée du doigt
La pollution à Paris et en Île-de-France de nouveau pointée du doigt

Un test réalisé par des scientifiques français et américains entre 2007 et 2011 a permis de détecter la présence de nanotubes de carbone dans les poumons de 64 enfants asthmatiques parisiens. Or, cette matière largement utilisée dans l’industrie est néfaste pour l’environnement et la santé.

Les nanotubes de carbone auraient des effets néfastes sur la santé, en particulier sur celle des enfants asthmatiques. Tel est le résultat d’une étude menée par des scientifiques américains et français sur un échantillon de 64 enfants asthmatiques résidant à Paris. Ces scientifiques ont détecté une importante quantité de nanotubes dans les cellules pulmonaires de ces enfants.

Une matière avantageuse pour l’industrie…

Employés dans l’aéronautique, l’industrie automobile ainsi que dans la conception de matériels militaires, les nanotubes de carbone présentent sur le papier des avantages. Ils sont légers, résistants et ont une excellente conductivité. Cette matière trouverait de multiples applications, notamment dans l’industrie électronique. Elle permettrait par exemple de remédier au problème de surchauffe des processeurs d’ordinateur.

… mais un danger potentiel pour la santé

Des scientifiques français et des chercheurs de l’Université Rice à Houston, au Texas, ont étudié les cellules pulmonaires de 64 enfants de 2 mois à 17 ans résidant à Paris entre 2007 et 2011. Les résultats publiés dans EBioMedicine révèlent la présence de nanotubes de carbone dans les poumons de ces sujets. Ces nanotubes mesureraient 10 à 60 nanomètres de diamètre pour une longueur pouvant atteindre des centaines de nanomètres. Ces deriers seraient semblables à ceux retrouvés dans les gaz d’échappement, les carottes de glace et même les toiles d’araignée. Il semblerait qu'ils soient même présents dans l’air ambiant. Problème : les chercheurs ont émis l’hypothèse que les nanotubes agissent de la même façon que l’amiante.

 

Sources : generation-nt, futura-sciences