Pourquoi le gazole va augmenter de 4 centimes au 1er janvier 2015

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Dans la nuit du lundi 20 au mardi 21 octobre, l’Assemblée nationale a finalisé l’examen du volet des recettes du budget 2015. L’occasion notamment d’enterrer définitivement l’écotaxe, mais aussi, pour compenser en partie cet abandon, de voter l’augmentation du gazole de 4 centimes pour début 2015.

Afin de contrebalancer l’arrêt total du "péage de transit", qui n’était déjà autre qu’une version light de l’écotaxe, l’Assemblée nationale vient d’opter pour la hausse du gazole de 4 centimes début 2015. Celle-ci concernera à la fois les automobilistes et les poids lourds. Une mesure qui va entrer en application dès le 1er janvier prochain. Dans le détail, les ménages disposant d’un véhicule diesel vont donc dépenser 15 à 30 euros de plus par an. Cette augmentation se scinde en deux parts : d’un côté, les deux centimes votés en 2013 pour la taxe carbone, et de l’autre les deux centimes récemment votés. Un dispositif qui devrait générer 332 millions d’euros et profiter à l’agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF).

Les autres financements actuellement en discussion

Reste que cette somme est nettement moins substantielle que ce les 540 millions d’euros que devait rapporter le péage de transit poids lourds "en régime de croisière". Pour cette raison, le secrétaire d’État au budget, Christian Eckert, a abordé différentes solutions de financement. C’est notamment le cas de la contribution des sociétés concessionnaires d’autoroutes, même s’il est à l’heure actuelle difficile d’envisager une taxe sur leurs bénéfices. Le secrétaire d’État s’est, quoi qu’il en soit, donné un mois pour "arriver à un consensus".

À noter que la ministre de l’Écologie, Ségolène Royal, a évoqué sur BFM-TV la piste d’une vignette pour les poids lourds étrangers afin de trouver le manque à gagner lié à l’arrêt de l’écotaxe. Mais Michel Sapin a estimé qu’une telle vignette devrait alors nécessairement être imposée à l’ensemble des poids lourds. Affaire à suivre.

Sources : leparisien, bfm, liberation