Des produits toxiques dans nos rouges à lèvres

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Gare à vos bâtons de rouges à lèvres dans vos trousses de maquillages. Plusieurs substances ont été retrouvées dans des rouges à lèvres commercialisés dans les rayons cosmétiques que nous avons l’habitude de côtoyer. C’est là que le sens du dicton "souffrir pour être belle" prend tout son sens. En effet, dans le cas où ils sont ingérés en faible quantité ces métaux seraient sources de différents problèmes de santé. 

Après l’alerte sur la trop grande quantité de substances cancérigènes dans nos produits de soin et de beauté, ce sont désormais nos rouges à lèvres qu’il faut tâcher de surveiller. Une école de santé du Berkeley a détecté plusieurs métaux lourds dans la composition d’une trentaine de rouges à lèvres.

Des fortes doses de métaux

En tout, 32 tubes de rouges à lèvres et de gloss ont été passés au peigne fin par les scientifiques. Ce n’est pas la composition des métaux qui surprend, mais leurs quantités supérieures à la moyenne détectées. Entre autre, on trouve du cadmium, de l’aluminium, du manganèse et du chrome, des substances qu’on n’imagine plutôt dans la composition de batteries que sur nos lèvres.

Jusqu’à 87 milligrammes ingérés par jour

En effet, sur le long terme et utilisés quotidiennement, des composants du rouge à lèvres pourraient avoir des effets néfastes sur notre santé. Les métaux détectés auraient des effets alarmants sur notre corps : l’aluminium est toxique pour les poumons, le manganèse a des effets sur le système nerveux et le chrome est une substance liée aux tumeurs de l’estomac ou suspectée d’induire des troubles rénaux.

Plutôt problématique quand l’on sait qu’une partie du maquillage peut être ingéré ou transféré (par l’intermédiaire d’un baiser). L’une des chercheuses, Katharine S. Hammond, estime que la dose ingérée par jour variait de 24 jusque 87 milligrammes pour les perfectionnistes qui retouchent sans cesse leur maquillage.

En 2007, la découverte d’un métal lourd avait alarmé les Américains, 60 % des produits de grandes marques en contenait du plomb. Une bonne nouvelle dans cette étude 24 rouges à lèvres en contiendraient dans des doses inférieures à la moyenne.

Une meilleure règlementation

L’étude prévient les plus anxieuses de ne pas jeter leurs tubes à la poubelle pour autant. Cette recherche veut surtout montrer le manque de règlementation qui s’exerce sur les cosmétiques en particuliers aux Etats-Unis.

 A l’inverse, l’Union Européenne est plus sûre puisque ces métaux lourds (aluminium, cadium, chrome et manganèse) ne sont pas considérés comme des ingrédients ayant leur place dans les cosmétiques.

Il est donc surtout demandé aux fabricants de diminuer les doses trop élevés, et aux parents de surveiller attentivement les enfants pour ne pas qu’ils jouent abusivement avec le maquillage. Sans compter qu’il faudrait également motiver les jeunes filles à se maquiller le plus tard possible.

Source : Slate ; Futura-Science