Quand une prothèse de bras s'inspire… du jeu vidéo

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Aperçu de la prothèse insolite développée pour James Young - copyright Phantom Limb Project
Aperçu de la prothèse insolite développée pour James Young - copyright Phantom Limb Project

Amputé d’un bras et d’une jambe à la suite d’un accident de train survenu en 2012, James Young a reçu une prothèse inspirée du jeu Metal Gear Solid. Phantom Limb Project, à l’origine de cet objet hors du commun, réunit ingénieurs et artistes.

Victime d’un accident de train en 2012, James Young y a laissé un bras et une jambe. C’est en répondant à une annonce publiée par Phantom Limb Project chez son prothésiste qu’il a pu obtenir une prothèse au design futuriste inspirée de son jeu vidéo préféré.

Phantom Limb Project

Dans son annonce, Phantom Limb Project recherchait une personne amputée et passionnée de jeux vidéo pour son expérience. Ce collectif réunissant des ingénieurs et des artistes s’est fixé pour objectif de changer le regard des gens sur les prothèses en proposant des produits esthétiquement différents des modèles classiques. James Young a été sélectionné pour recevoir une prothèse de bras futuriste inspirée de Metal Gear Solid.

Le futur au bout du bras

La prothèse fabriquée pour le jeune Britannique est inspirée du bras biomécanique de Solid Snake dans le jeu Metal Gear Solid : Phantom Pain. Sophie De Oliveira Barata s’est chargée de l’esthétique du membre. Cette artiste prothésiste n’est pas novice en la matière puisqu’elle crée régulièrement des prothèses adaptées au profil de leur propriétaire. Le Studio Konami, éditeur du jeu, a apporté sa contribution à la réalisation du projet.

Un membre à 78 000 euros

La prothèse de bras conçue pour James Young est en fibre de carbone et embarque différentes technologies, dont le WiFi, le Bluetooth et un drone. Elle se fixe à l’aide d’un harnais. Malgré son prix exorbitant d’environ 78 000 €, ce membre est limité au niveau de ses mouvements. Seuls le poignet et les doigts peuvent en effet bouger via l’interface d’un panneau de programmation. On est encore loin de la prothèse contrôlée directement par le cerveau. Néanmoins, l’objectif de changer les regards vis-à-vis des prothèses est atteint.

 

Sources : sciencesetavenir, sciencepost

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