À rebours de la crise, l'immobilier d'entreprise fait de la résistance

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Sous l'impulsion des nombreuses grandes transactions opérées en 2012, le marché de bureaux se montre finalement plus résistant que ne l'escomptaient les prévisions. Une performance qui se détache largement de l'atonie du secteur de l'immobilier.

À l'inverse de la tendance générale, les résultats de l'immobilier d'entreprise se montrent stables en cette fin d'année, comme le souligne l'Observatoire toulousain d'immobilier d'entreprise (OTIE). Et en dépit d'une importante baisse relevée au troisième trimestre (-26 % par rapport à la moyenne observée au même moment au cours des cinq dernières années) et du recul du marché de la PME (-6 % sur les biens de moins de 500 m² en 2012), le marché tertiaire s'en sort avec les honneurs.

Ainsi, pas moins de 91 000 m² ont été acquis au cours des 9 premiers mois de 2012, contre 93 500 m² en moyenne depuis 2008. L'activité fait donc preuve d'une vitalité étonnante dans le contexte actuel. Les experts sont par ailleurs nombreux à tabler sur un score d'au moins 130 000 m² d'ici la fin de l'année.

Ces bons résultats sont néanmoins amplement redevables au secteur de l'aéronautique et à ses sous-traitants. Le groupe EADS a notamment acquis deux surfaces de plus de 3000 m² à Colomiers et à Blagnac. La société de services en ingénierie informatique Capgemini s'apprêterait quant à elle effectuer une opération de 15 000 m².

D'après l'OTIE, cette recrudescence de la demande pour les grandes surfaces pourrait entrainer un redémarrage du "clé en main" locatif en 2013, grâce au retour des investisseurs. À noter que sur les trois premiers trimestres de l'année 2012, pas moins de 130 millions d'euros de transactions ont été réalisées (30 millions en 2011). De quoi rasséréner les professionnels.