Rentrée : comment y voir plus clair dans les labels de papèterie ?

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C'est la rentrée et vous n'arrivez pas à vous y retrouver entre les stylos recyclés et les papiers certifiés ? Voici un petit guide pour vous aider à y voir plus clair.

D'un côté, il y a les papiers issus de forêts "gérés durablement", de l'autre les classeurs "norme française", et entre les deux des appellations obscures auxquelles vous n'entendez pas grand-chose. Avant de vous élancer tête baissée dans la course aux fournitures scolaires, pourquoi ne pas prendre le temps d'étudier la question.

Le cas des papiers

S'agissant du papier, différentes certifications existent : il y a celles qui garantissent la provenance du papier et celles, plus étendues, qui attestent notamment son mode de fabrication. Mais les deux labels les plus répandus ne sont autres que le FSC (pour Forest Stewardship council) et PEFC. Que faut-il comprendre en les apercevant ? Que le papier concerné est issu de forêts "gérées durablement", où l'équilibre écologique de la faune et de la flore est une priorité. Bref, la production de ce papier ne met donc pas les forêts en péril. Mais, d'après le guide des logos environnementaux de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), toutefois, les produits labellisés FSC ou PEFC peuvent ne pas être issus de fibres recyclées ou n'en contenir qu'un certain pourcentage.

Pour leur part, les labels Ange bleu et Nordic Swan recouvrent une dénomination plus large. Ainsi, ils assurent que le produit renferme bel et bien des matières recyclées, que l'usage d'éléments dangereux pour la santé à l'instar des composés organiques volatils a été réduit au maximum et que la pollution de l'air induite par les dépenses en énergie a été limitée. D'une manière générale, ces labels vont plus loin que les autres pour circonscrire les impacts de l'industrie papetière sur l'environnement. Malheureusement, ces derniers, un tout petit peu plus chers – un tel engagement a un prix –, sont moins présents que les autres en magasins.

Le cas des stylos, des gommes, des feutres

Dans la plupart des cas, c'est la norme française NF environnement qui est la plus courante. Elle garantit que l'objet est à au moins 35 % composé de matières renouvelables ou recyclées, mais aussi que les matières nuisibles pour la santé ainsi que l'utilisation de composés organiques volatils ont été restreints. Quoiqu'il en soit, pour préserver la santé des enfants, il est important de veiller à ne pas acheter de feutres ou de peintures contenant des solvants.

Faut-il craquer pour les produits labellisés ?

Contrairement aux idées reçues, les produits labellisés, quoiqu'un peu plus coûteux que la moyenne, ne sont pas si prohibitifs, loin de là. Et dans le cas des colles, des peintures et des feutres, que les plus jeunes utilisent presque tous les jours, mieux vaut opter pour la sécurité : n'oubliez pas que les composés organiques volatils sont connus pour provoquer des troubles respiratoires, mais aussi des irritations du nez, des yeux ou encore de la gorge, sans compter les éventuelles réactions allergiques. Plus effrayant encore, comme le met en évidence l'Ademe, certains produits bas de gamme contiennent des substances cancérogènes : c'est le cas du formaldéhyde, des solvants organiques, des éthers de glycol et bien sûr des hydrocarbures de type benzène.

Néanmoins, si les produits labellisés sont nettement moins dangereux pour la santé et plus écologiques, reste qu'ils ne durent pas pour autant plus longtemps que les autres. Car leur objectif n'est non pas d'offrir des performances accrues par rapport à la concurrence, mais de respecter l'environnement et les enfants.

Sources : Ademe, FSC, PEFC, NF France