Repas de Noël : attention à l'addition

Article mis à jour le 

Cette année, les prix des principaux mets composant l'assiette de Noël vont faire pâlir plus d'un hôte pour le réveillon. Par rapport à l'an passé, la facture s'annonce en effet bien plus salée. Dinde, champagne, foie gras… les prix se sont envolés sous l'effet de l'augmentation des matières premières. Tant et si bien qu'inviter ses proches à Noël a aujourd'hui tout d'un luxe.   

Non, cette année, l'indigestion à Noël ne sera certainement pas due à l'abus de foie gras ni à la dinde aux marrons. D'ailleurs, c'est bel et bien le traditionnel volatile qui fera le plus sourciller dans les chaumières cet hiver, avec une augmentation de prix de pas moins de 10 %. Le foie gras n'est quant à lui pas en reste, avec une hausse de 5 %. À qui la faute ? Au surcoût de l'alimentation des bêtes en premier lieu. Comme le soulignent les professionnels, le blé, le maïs et les protéines - ingrédients principaux de l'alimentation du canard et de la volaille -, ont augmenté de 30 % cette année.

Résultat : ces hausses ont un coût pour le consommateur. De 30 euros en moyenne l'hiver dernier, le prix de la dinde est passé à 33 euros. Pour le foie gras, le tarif moyen d'un bloc de foie gras entier est passé de 25 euros il y a un an à 27 euros. Vous espériez vous rattraper sur le prix du champagne et profiter de promotions intéressantes ? Mauvais calcul : ce dernier a également augmenté, de 3 % en moyenne cette année. Une bouteille vendue 30 euros vous coûtera ainsi 31 euros à Noël.

Invité hier sur le plateau d'Europe 1, Michel-Edouard Leclerc, PDG du groupe de grande distribution éponyme, a indiqué que certaines de ces hausses étaient injustifiées. Selon lui, c'est notamment le cas pour le sucre et le café, qui accusent des augmentations tarifaires de 8 à 10 % alors que le prix des matières premières est dans une tendance baissière.

Devant la baisse importante du pouvoir d'achat des Français, les professionnels de la grande distribution ne seront toutefois pas rares à proposer cette année des "bonnes affaires", notamment dans les semaines précédant Noël. D'après Michel-Edouard Leclerc, les commerçants devront en effet baisser leur prix s'ils veulent se délester de leur stock de marchandises pendant les fêtes.

Reste une relative bonne nouvelle néanmoins dans les assiettes de Noël cette année : le prix des huitres, qui devrait normalement rester identique par rapport à 2011, soit à environ 9 euros la douzaine. À noter que celui-ci avait tout de même augmenté de 30 % l'an passé après la mort de nombreux coquillages avant leur maturité, notamment à Arcachon.