Rétrocompatibilité, cloud computing : ce que réserve la Xbox One

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Lors d'une conférence, Microsoft a finalement dévoilé pour la première fois la Xbox One, sa nouvelle console de jeu porte-étendard qui s'apprête à affronter la Wii U et la PlayStation 4. Outre une expérience de jeu enrichie, Microsoft espère avec cette nouvelle machine faire de l'ombre aux Apple TV et Google TV dans le domaine de la télévision connectée

Mardi soir, le géant Microsoft a présenté sa toute nouvelle console de jeu, finalement baptisée Xbox One (et pas Xbox 720 comme les rumeurs le laissaient supposer). Peu d'informations ont en définitive été fournies par le constructeur, à l'exception des quelques teasers projetés en guise d'amuse-bouche pour faire patienter les gamers d'ici l'E3, le mondial du jeu vidéo de Los Angeles qui ouvrira ses portes le 11 juin prochain.

Pas encore de prix annoncé

Comme l'a indiqué de nouveau Microsoft, la Xbox One sortira en magasins "plus tard cette année", à un prix encore inconnu. Au même titre que la PlayStation 4, la Xbox One embarque, chose nouvelle dans le monde du jeu vidéo, une architecture PC : un processeur AMD, 8 Go de Ram et un disque dur de 500 Go. À cela s'ajoutera, pour la première fois chez Microsoft, un lecteur Blu-Ray. En outre, la machine renfermera également un Wifi-direct, qui lui permettra de se connecter sans point d'accès à d'autres appareils tels qu'un smartphone ou encore une tablette. Dorénavant vendu avec la console – et de fait obligatoire –, le Kinect sera équipé de capteurs plus précis fonctionnant dans le noir, et notamment d'une caméra détectant la rotation des membres et mesurant le rythme cardiaque.

Un tout-en-un hyper-connecté

Reprenant une logique initiée avec la Xbox 360, Microsoft compte faire de son nouveau bébé un véritable tout-en-un du divertissement. Au rang des innovations, le géant compte ainsi simplifier la télévision connectée : chaines à regarder en direct, guides des programmes, tout sera prévu pour vous faire découvrir de nouveaux contenus, par ailleurs accessibles via une navigation par contrôle vocal rendue possible grâce au Kinect. Pratique : il sera, d'une seule intonation de voix, facile de passer de la télé au jeu, du jeu au web et inversement en une fraction de seconde.

Toujours dans la même optique, la technologie multi-écrans sera de mise, vous permettant de regarder un contenu diffusé à la télévision tout en continuant votre partie. Une logique par ailleurs reprise grâce à l'application pour tablette et smartphone Smartglass. À noter, enfin, que Microsoft serait actuellement en train de travailler sur une série télé animée supervisée par Steven Spielberg et prenant pied dans l'univers du jeu vidéo Halo.

Quid des jeux disponibles à la sortie de la Xbox One ?

Au cours de sa première année de commercialisation, la Xbox One accueillera au moins une quinzaine de jeux exclusifs dont quelque huit nouvelles franchises. Pour l'heure, Microsoft a préféré gardé le secret sur l'essentiel en attendant l'E3, même si plus de 70 jeux seraient actuellement en développement, selon Microsoft France. Quelques titres ont néanmoins été dévoilés à travers des trailers, parmi lesquels Quantum Break, un jeu d'action conçu par les créateurs de Max Payne et la suite de la série de simulation auto Forza 5. Côté graphismes, quelques jeux comme Call of Duty : Ghosts et Fifa 14 – néanmoins présents sur PlayStation 4 – ont permis de se faire une idée des capacités de la machine. Le résultat est impressionnant – à l'image des performances d'un PC haut-de-gamme – mais pas révolutionnaire.

Quantum Break

Forza 5

Pas de rétrocompatibilité, et le cloud-gaming pour plus tard

Abordons maintenant les choses qui fâchent : bien que la Xbox One n'obligera pas les joueurs à rester connectés sur internet comme certaines rumeurs le laissaient supposer, la rétrocompatibilité avec les anciens titres issus de la Xbox 360 ne sera en revanche pas de mise. D'autre part, à l'inverse de Sony, Microsoft ne compte pas lancer dans l'immédiat de solution de cloud-gaming – qui aurait pu permettre de palier à l'absence de rétrocompatibilité en sauvegardant ses anciens jeux sur un serveur de la firme de Bill Gates –. À noter toutefois que Microsoft laissera la possibilité aux éditeurs, tout comme Sony, de contraindre les joueurs à se connecter à internet pour profiter de certains éléments d'un jeu.

Qu'en sera-t-il des jeux d'occasion ? Microsoft a précisé que la revente ne sera pas bloquée. Pour preuve, le FAQ de Microsoft stipule qu'un système sera mis en place pour échanger et revendre des jeux. D'après un article de Wired, il sera néanmoins nécessaire que chaque jeu soit installé sur le disque dur de la console et associé à un compte Xbox. Affaire à suivre.

Sources : Microsoft, Wired, 20minutes