Rythmes scolaires : la semaine de quatre jours et demi d'ici deux ans

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Contrairement à ce qui avait d'abord été envisagé, la semaine de quatre jours et demi ne sera pas appliquée partout en 2013. Le président de la république François Hollande a tranché : il faudra même attendre deux ans avant de voir tous les écoliers français en bénéficier.

Il y a quelques mois, le ministre de l'Éducation avait annoncé que la semaine de quatre jours et demi serait mise en place dès la rentrée 2013. Rétropédalage : François Hollande a finalement préféré écouter les maires et les enseignants, assez sceptiques quant à la soudaine refondation annoncée de l'école. Le président de la République a notamment indiqué que la réforme des rythmes scolaires s'étalerait sur deux ans. Selon lui, "les communes qui pourront passer à la semaine des quatre jours et demi le feront dès 2013 et seront accompagnées, les autres prendront le temps nécessaire (…)". Autrement dit, les communes qui le souhaiteront pourront appliquer la réforme dès la rentrée prochaine. Les autres devront y parvenir d'ici septembre 2014.

Tandis que certaines d'entre-elles s'inquiètent au sujet du financement des transports pour amener les enfants à l'école le mercredi matin, François Hollande a par ailleurs annoncé le prochain déblocage d'un fonds d'aide de 250 millions d'euros. Effective d'ici 2014, cette réforme des rythmes scolaires consistera entre autres à étaler le temps de cours des enfants français, dont les journées sont aujourd'hui souvent considérées comme trop denses. La semaine de quatre jours et demi permettra aussi d'harmoniser le nombre de jours de classe par an sur celui de nos voisins européens, de 180 jours en moyenne contre 144 actuellement en France.

Pour l'heure, la question d'un éventuel raccourcissement des vacances ne semble plus à l'ordre du jour. Même chose concernant la limitation à 5 heures de cours par jour en primaire, en sixième et en cinquième. Ce qui n'empêche pas l'introduction de trois heures de cours le mercredi matin de faire l'objet d'un vif débat. Reste en effet encore à déterminer dans quelle mesure et par quels moyens les enseignants s'occuperont des élèves en dehors de la classe en fin de journée.