Salaires : des prévisions en demi-teinte pour 2015

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D’après une étude réalisée par Deloitte, les salaires ne devraient pas augmenter de plus de 2 % en moyenne en 2015.

À en croire une enquête diffusée ce lundi par le cabinet Deloitte, il pourrait s’avérer difficile de négocier une belle augmentation l’an prochain pour les salariés français, notamment du fait de la prudence des entreprises sur cette question. Ainsi, les salaires ne devraient pas se relever de plus de 2 % en 2015 – il s’agit d’un mouvement comparable à celui de 2014. À noter toutefois que cette hausse ne prend pas en considération l’évolution de l’épargne salariale, qu’il s’agisse d’intéressement ou de participation, dont la baisse varie entre 5 % et 10 % de 2013 à 2014, d’après Deloitte.

Rappelons que même au moment le plus fort de la crise économique de 2008, les entreprises tablaient sur des augmentations d’environ 2,4 %, au lieu de 3,3 % avant la crise. Pour le cabinet Deloitte, ce phénomène s’explique par le faible niveau d’inflation, qui a atteint 0,5 % en France courant juillet, sur un an.

Des augmentations plus importantes qu’escomptées en 2014

En pratique, les augmentations à venir diffèrent selon le niveau de responsabilité des salariés. Ainsi, les budgets varient entre 1,9 % pour les non-cadres et 2,25 % pour les cadres supérieurs. En outre, l’enquête souligne que les différences sont limitées d’un secteur à l’autre – avec toutefois une longueur d’avance pour ceux de l’énergie et de l’assurance. Reste que la taille des entreprises n’entraîne que des écarts réduits. D’ailleurs, rappelons que celles comprenant moins de 1 000 salariés avaient offert en 2004 +2,6 % alors que les plus importantes ne dépassaient pas +2% pour les salariés non-cadres. Côté cadres, l’écart était alors plus important, avec respectivement +2,7 % et +1,9 %.

Quoi qu’il en soit, tous les espoirs ne sont pas perdus pour les salariés : alors que les prévisions n’étaient pas encourageantes pour 2014, les concrétisations mises en œuvre ont été largement supérieures, atteignant 2,6 % en moyenne, contre les 2 % anticipés. Le cabinet Deloitte a réalisé ses prévisions en s’appuyant sur un sondage mené courant août auprès de cent sociétés, tandis que son étude sur les rémunérations s’appuie sur un panel de 350 entreprises et quelque 750 000 données.

Sources : challenges, lefigaro, bfm