Et si l'avenir des enfants dépendait des jeux extérieurs ?

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Malgré le beau temps, les vacances et la multitude de loisirs disponibles pour les enfants, nombreux sont les parents qui, trop anxieux, préfèrent garder leur progéniture bien au chaud, à la maison. Pourtant, grimper à un arbre, faire du vélo ou encore du camping seraient des clés maîtresses du développement de l'enfant. Cela l'aiderait à faire face aux difficultés de la vie réelle à l'âge adulte.

Une étude menée sur 1 000 enfants, âgés de 7 à 12 ans, laisse découvrir que les jeux à l'air libre sont devenus, pour bien des mamans, un moment de danger plutôt que de loisirs. D'après les résultats, près de 60 % des mères préfèrent garder leur enfant à l'intérieur plutôt que d'autoriser la sortie. Parmi elles, 8 sur 10 les installent ensuite devant la télévision.

Alors que 57 % des parents étaient membres des Louveteaux ou d'activités similaires, à peine 16 % ont inscrit leur enfant à un tel loisir. Aussi, plus d'un quart des parents admet interdire à l'enfant de grimper dans un arbre, près de la moitié sont défavorables à une balade en vélo avec des amis et un tiers reconnait refuser le camping… dans le jardin ! Pourtant, les jeux à l'extérieur sont indispensables pour la santé physique comme nerveuse et psychologique de l’enfant.

Jouer dehors, bien meilleur pour la santé

Pour ceux qui craignent que leur chérubin tombe malade, rassurez-vous, les risques sont plus importants à la maison : entre les produits chimiques et l'air non brassé, les bactéries et germes sont plus présents chez vous que dehors. Avec le vent, les microbes sont sans cesse en mouvement et l'herbe n'est pas imprégnée de détergent. Tant que votre enfant porte des vêtements secs et adéquats à la température extérieure, jouer dehors est plus sain, explique Nathalie Thibault, consultante en prévention des infections.

Jouer dehors, c'est minimiser la myopie

En effet, le jardin comme le parc sont baignés de lumière. La luminosité stimule la production de dopamine au niveau de rétine, essentielle pour une bonne vision. Or, en restant à l'intérieur, la rétine n'est pas sollicitée et l'enfant risque de développer une myopie. Plusieurs études ont été menées au fil des années et, à titre d'exemple, 9 Singapouriens sur 10 sont myopes à la sortie du lycée contre 1 Australien sur 10. De plus, le risque de myopie serait réduit de 2 % à chaque heure de loisir extérieur par semaine, été comme hiver, relaie Le Figaro.

Jouer dehors, essentiel pour le développement

L'air frais, l'espace et la liberté sont des facteurs dont l'enfant nécessite. À la maison, s'il court, crie, se roule par terre, il risque de casser un vase, faire tomber la télévision ou encore vous déranger pendant que vous faites les comptes ou tentez de lire tranquillement. Or, l'enfant a besoin de dépense physique comme nerveuse : de grands espaces pour y courir, crier à tue-tête et jouer. En se dépensant ainsi, il est fatigué ensuite : il se détend, relâche le stress accumulé, stimule son appétit et se concentre d'autant plus qu'il est désormais calmé.

Jouer dehors, c'est apprendre le challenge

Pour finir, un bébé apprend à marcher parce qu'il essaie, lutte, tombe et se relève. Lorsqu'enfin il a réussi, il s'attaque aux marches de l'escalier : les challenges ne s'arrêtent pas. C'est cette suite de défis qui le pousse à aller plus loin. C'est aussi l'échec et la chute qui l'aide à continuer et à se dépasser. Or, un enfant qui vit en "ermite à domicile" risque, d'une part d'avoir certaines difficultés à tisser des liens avec ses congénères ayant passé la majorité de son temps seul, mais surtout, il sera plus fébrile face aux aléas de la vie car il aura toujours été surprotégé, jamais confronté à l'échec ni à lui-même.

Aussi, profitez de ces vacances pour maximiser les balades et jeux à l'extérieur, avec des amis de vos enfants. Nul besoin de partir au bout du monde, il ne réalisera pas forcément où il est. Ce dont il a besoin, c'est de se dépenser un maximum, avec des copains.

Ce dont il a besoin, c'est de se dépenser un maximum, avec des copains

Source : Daily Mail ; Educatout