Et si la batterie électrique du futur n'était autre que le corps humain ?

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Sous l'assaut du développement des nouvelles technologies, dont la figure de proue n'est autre que les objets connectés, nous sommes toujours plus nombreux à porter continuellement sur nous un smartphone ou une tablette. Une dépendance qui suppose des sources d'alimentation adaptées pour gagner en autonomie. Et si cette batterie, c'était nous ?

Il y a quelques semaines, le Consumer Electric Show (CES) 2014 de Las Vegas a été l'occasion de découvrir toutes sortes d'objets connectés, des bracelets coach mesurant même votre exposition au soleil à la brosse à dent intelligente en passant par les sondes se chargeant de soigner les plantes. Seulement, le point commun de tous ces objets est qu'ils fonctionnent sur batterie. Or, prochainement, ces derniers pourraient récolter l'énergie nécessaire à leur fonctionnement grâce à des sources externes (entendre : l'énergie solaire, vibratoire ou encore cinétique) dans des récupérateurs d'énergie.

Jusqu'à présent, un certain nombre de dispositifs ont d'ores et déjà donné lieu à des expérimentations. C'est le cas notamment de la pochette Everpurse, disponible à la vente depuis fin 2013, dont la particularité est de recharger un iPhone lorsque celui-ci est placé à l'intérieur. Dans la même veine, des chercheurs italiens ont développé des chaussures utilisant la technique de l'électromagnétisme. Grâce à ce principe, l'énergie mécanique découlant de la marche est convertie en énergie électrique puis transférée dans un téléphone portable, un iPod ou encore une tablette. Ainsi, selon les inventeurs, deux à trois heures de marche permettrait de récupérer 25 % de la batterie d'un smartphone.

La batterie électrique de demain : le corps humain

En outre, une toute nouvelle génération de batterie pourrait émerger dans les trois années à venir. Celle-ci consisterait à se servir de la chaleur corporelle de l'homme en tant que source d'énergie. Comme le détaille le site internet influencia.net, une telle technologie, une fois placée sur la peau ou séparée par un vêtement, serait à même de fournir jusqu'à 3 volts, autrement dit l'énergie nécessaire pour faire fonctionner un casque sans fil pour smartphone, par exemple. Ainsi, chacun d'entre nous pourrait prochainement faire office de générateur thermoélectrique pour ses appareils mobiles.

En pratique, une puce d'une surface égale à seulement 6 cm² pourrait exploiter un gisement d'énergie inattendu : la chaleur d'un humain, ne serait-ce qu'au repos, dégagerait en effet une puissance de 80 à 100 W, autrement dit l'énergie nécessaire pour une ampoule électrique moyenne. Bref, ce concept d'homme en guise de pile électrique n'est pas sans rappeler un désormais classique de la science-fiction

Sources : ProximaMobile, LeMonde, Everpurse, Influencia.net