Et si nos dents repoussaient prochainement grâce à ce poisson étrange ?

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Copadichromis Borleyi du Malawi - copyright Ed Schipul / Wikimedia Commons
Copadichromis Borleyi du Malawi - copyright Ed Schipul / Wikimedia Commons

Des chercheurs de l’Institut de technologie de Géorgie et du King’s College de Londres ont mené des études sur le moyen de faire repousser les dents des adultes. Ils se sont intéressés particulièrement à un poisson de la famille des Cichlidés vivant dans le lac Malawi, au Mozambique. Les premiers résultats ont été publiés le 19 octobre dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences.

Et si les adultes ayant perdu leurs dents pouvaient prochainement les voir repousser ? C’est ce qu’affirment, étude et solution à l’appui, des chercheurs américains et anglais. Les analyses portant sur un poisson du lac Malawi, au Mozambique, permettraient en effet d’isoler des éléments susceptibles d’activer la repousse dentaire chez les adultes.

Les scientifiques de l’Institut de technologie de Géorgie et du King’s College de Londres ont choisi d’étudier le Clichidé du lac Malawi pour sa dentition très fournie. Les dents de ce poisson pas comme les autres pousseraient en effet toute sa vie. De telle sorte que nouvelles dents viendraient remplacer les anciennes. Les résultats publiés par les chercheurs dans Proceedings of the National Academy of Sciences font état d’un lien entre les papilles gustatives et les dents de cet animal.

Du poisson à la souris

Les chercheurs ont découvert que les dents et les papilles gustatives proviennent des mêmes cellules, issues de l’épithélium. Cette conclusion s’appuie sur un croisement entre deux espèces de Cichlidés, dont l’une sans dentition se nourrit exclusivement de planctons. Les petits poissons issus de ce croisement présentaient une dentition fournie et des papilles gustatives développées. Les chercheurs ont également réussi à influencer les embryons de poissons de manière à changer leurs plans de développement. C’est ainsi que les papilles gustatives ont pu être davantage développées que les dents. Or, l’effet inverse serait également possible.

Des études ont ensuite été menées sur les souris. “Grâce à une collaboration avec nos collègues du King's College de Londres, nous avons démontré que quelques gènes peu étudiés étaient également impliqués dans le développement des dents et des papilles gustatives de la souris” explique Todd Streelman, professeur à l'école de Biologie de Géorgie.

Une découverte hors norme, mais encore embryonnaire

Ces recherches suggèrent qu’il serait possible d’influencer l’épithélium présent dans la bouche humaine pour faire repousser de nouvelles dents. En attendant, les prothèses demeurent les meilleures solutions pour avoir un beau sourire.

 

Sources : huffingtonpost, buzzarena