Statut cadre : quels avantages et inconvénients ?

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Statut cadre : avantages et inconvénients
Statut cadre : avantages et inconvénients

 

Associé à la reconnaissance sociale, symbole de réussite, le statut cadre révèle de nombreuses disparités selon les entreprises. Salaire, temps de travail, retraite… Passer cadre est-il toujours aussi intéressant qu’il y a 20 ans ?

Selon l’INSEE, la France compte plus de 4,5 millions de cadres, soit 17,7% de la population active. Ce chiffre, qui a plus que doublé depuis 1982 (7,9%), témoigne de la profonde mutation du marché du travail : élévation des qualifications, développement des services et déclin de l’industrie. On retrouve la plus forte proportion de cadres dans l’informatique/télécom, la banque/assurance et la publicité (source Dares).

Un statut cadre à géométrie variable

Si le Code de Travail distingue 3 catégories de cadres (dirigeants, intégrés, autonomes), il ne donne pas de définition générale des cadres.

Les dispositions qui leur sont applicables varient selon les conventions collectives : période d’essai, préavis, temps de travail… Il y a autant de statuts cadres que de conventions. En revanche, tous les cadres sont affiliés au régime de retraite complémentaire des cadres, l’Agirc, en plus de l’Arrco. Créée par la convention collective nationale de 1947,  l’Agirc est la seule reconnaissance interprofessionnelle du statut cadre.

Une retraite complémentaire de moins en moins avantageuse

Jusqu’alors un cadre bénéficiait généralement d’une retraite confortable en contrepartie de cotisations plus élevées. Face à un déficit de plus de 3 milliards, les 2 régimes Arrco /Agirc ont signé fin 2015 un accord interprofessionnel afin de pérenniser les retraites complémentaires. Cet accord prévoit leur fusion en un régime unifié (cadres/non cadres) d’ici 2019, et une renégociation du statut cadre.

Conséquences :

-  dès 2016, une augmentation des cotisations mais sans acquisition de points supplémentaires ;

- dès 2019, un bonus-malus afin d’inciter les salariés à poursuivre leur activité.

D’autres réformes pourraient encore bousculer le régime des cadres.

En tête des avantages, la rémunération

Cadre rime avec haut niveau d’études, expertise métier ou responsabilité et donc avec une rémunération supérieure à celle d’un non cadre. Selon l’étude Apec 2015, le salaire brut annuel moyen des cadres s'élève à 54 800 € brut annuel.

Toutefois, il existe une grande disparité des rémunérations selon les niveaux de diplôme, l’expérience, la fonction, la taille de l’entreprise et sa localisation. Le salaire "médian" (la moitié gagne plus, l'autre moins) est de 48.000 €. 10% des cadres gagnent moins de 33 000 € et 10% plus de 85 000 €. À cela s’ajoutent, selon les conventions collectives, des dispositions plus favorables : indemnités de licenciement et de fin de carrière, prise en charge par l'Apec en cas de chômage…

Revers de la médaille : temps de travail, période d’essai et préavis plus longs

Selon une étude de la Dares, près de la moitié des cadres sont soumis au forfait jours. S’ils travaillent plus que les salariés rémunérés à l’heure (46,6 heures par semaine en moyenne contre 39h), ils sont aussi mieux payés.

En général, la période d’essai d’un cadre est de 3 mois, renouvelable une fois, contre 1 ou 2 mois pour un non cadre. Seule limite, le Code du Travail prévoit une période d’essai maximale de 4 mois, renouvelable une fois. De même, le préavis en cas de démission ou de licenciement est de 3 mois pour un cadre, contre 1 ou 2 mois pour un non cadre. 

Mais un préavis plus long peut aussi avoir des avantages ! En cas de licenciement ou même de démission, vous êtes payé plus longtemps.

Sources : gouv.fr ; journaldunet.com

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