Le sucre peut-il aussi détériorer le cerveau ?

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Des chercheurs pointent du doigt les risques du sucre pour le cerveau
Des chercheurs pointent du doigt les risques du sucre pour le cerveau

La France est le numéro 1 en matière de production de sucre sur le Vieux Continent. Avec une consommation qui a doublé en seulement 15 ans, les Français en sont également les plus friands.

Considéré par certains comme une alternative efficace à un antidépresseur, notamment à la suite d’une situation de contrainte, le sucre serait selon une étude mauvais pour la santé mentale. Cette thèse découle d’une expérience menée par des chercheurs australiens sur des rats de laboratoires.

Déroulement et résultats de l’étude

Les rats ayant fait l’objet de cette étude ont été soumis à un climat de stress intense. Sevrés, ils ont été brutalement séparés de leur mère au mauvais moment. L’objectif était de les inciter à sécréter du cortisol, hormone décelée en grande quantité chez les enfants en proie à des crises sévères causées par des abus, un deuil, un traumatisme, etc.

Ces rats ont également été divisés en quatre groupes : le premier sevré, le second sevré brutalement, le troisième non sevré, mais ayant bu une solution sucrée et enfin, le quatrième sevré brutalement et ayant bénéficié d’un régime sucré.

Les rats du troisième et du quatrième groupe se sont retrouvés dans le même état psychologique que ceux du premier et du second groupe. Cette similitude s’explique par le régime sucré instauré de manière chronique. Il a eu un impact significatif sur l’hippocampe, zone du cerveau qui centralise les émotions.

Les recommandations des spécialistes

Les spécialistes s’appuient sur les résultats de ces tests pour déconseiller une alimentation riche en graisses et en sucre. Elle décuplerait en effet la vulnérabilité de l’hippocampe en cas de traumatismes sévères. Ce type de régime provoque effectivement le rétrécissement de cette zone du cerveau.

Ces experts s’adressent surtout aux parents ayant des enfants en bas âge. Pour le petit-déjeuner, ils recommandent par exemple un bol de lait plutôt que des céréales archi sucrées. Les boissons sucrées sont quant à elles à bannir du quotidien et à réserver aux grandes occasions.

 

Sources : metronews, news.yale.edu

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Les catégories relatives à cet article : santé