Syndrome du choc toxique : porter un tampon hygiénique, est-ce dangereux ?

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Lauren Wasser a été amputée d'une jambe à la suite d'un choc toxique - copyright Instagram de Lauren Wasser
Lauren Wasser a été amputée d'une jambe à la suite d'un choc toxique - copyright Instagram de Lauren Wasser

Un mannequin américain a précédemment fait l’objet d’un choc toxique lié au port prolongé d’un tampon. Un phénomène rarissime qui a entraîné l’amputation de sa jambe droite. Tout en rappelant le peu de probabilités de ce cas de figure, les spécialistes font le tour des principes de base à mettre en œuvre pour l’éviter.

Lauren Wasser, mannequin américain de 27 ans, avait tout pour poursuivre une belle carrière. Problème : ses longs cheveux blonds et ses 1m80 sont désormais ponctués d’une jambe métallique. Une particularité liée à une amputation résultant d’un simple port de tampon. Son histoire, rapportée par le site américain Vice, a petit à petit fait le tour du monde. Tout commence en octobre 2012 : la jeune femme est alors malade et frôle la mort suite à un syndrome de choc toxique (SCT). Il s’agit d’une infection importante et très rare découlant de staphylocoques dorés spécifiques. Concrètement, ces derniers ont d’abord circulé sur les mains pour ensuite contaminer le tampon hygiénique et finalement le vagin. Mais pour autant, faut-il nécessairement abandonner les tampons pour se prémunir contre ce type de pathologie ?

 

Un cas extrême non caractéristique

En pratique, un tel cas ne se produit que dans de très rares situations. Par exemple, en France, le Centre national de référence staphylocoques n’en recense qu’une vingtaine chaque année. Or, parmi eux, les cas graves sont rares. Un seul décès a été enregistré en l’espace de dix ans : il s’agissait alors d’une personne ayant continué à porter des tampons malgré un précédent choc toxique.

 

Comment s’explique le "choc toxique staphylococcique menstruel" ?

Il faut savoir qu’un certain nombre de femmes sont naturellement porteuses d’un staphylocoque doré spécifique. Or, même dans ce cas, rien ne permet d’affirmer qu’il se passera un jour quelque chose. Néanmoins, dans certaines situations, une toxine peut circuler dans l’organisme. Et le fait de porter longtemps un tampon va le faire gonfler - terrain favorable pour le staphylocoque. D’où alors une importante inflammation pouvant gagner rapidement d’autres organes en cas de prise en charge tardive.

 

Quelques précautions à appliquer

Cela peut sembler évident, mais il est important de le rappeler : le lavage des mains est indispensable. Et ce d’autant plus si vous faites partie des porteuses de staphylocoques, car il est alors probable que vous en ayez sur les mains. En outre, il est crucial à la fois d’adapter le type de tampon utilisé et de bien lire les notices. Pourquoi ? Parce que ces dernières informent notamment qu’il ne faut pas porter un tampon plus de huit heures d’affilée – et donc pas tout au long de la nuit. Les spécialistes rappellent à cet égard que les chocs toxiques sont en général relatifs à un mauvais usage des tampons – et non dûs aux tampons eux-mêmes.

 

Quid des symptômes ?

Bien souvent, de la fièvre, des nausées et des vomissements se produisent dans pareille situation. Phénomène qui peut dans une certaine mesure s’apparenter à la grippe, et qui peut apparaître même quelques jours après la fin des règles.

À noter que cette infection n’entraîne pas de séquelle si elle est traitée à temps. Mais il est alors capital de retirer le tampon et de consulter sur le champ un médecin. Il existe par ailleurs un traitement antibiotique pour la stopper.

 

Sources : nouvelobs, lexpress, vice

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