#TGVpop : et la SNCF inventa le TGV à la demande…

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Sous couvert d'un dispositif avantageux car moins cher pour les usagers, la SNCF inaugure en catimini un système de TGV à la demande, avec #TGVpop - copyright SNCF
Sous couvert d'un dispositif avantageux car moins cher pour les usagers, la SNCF inaugure en catimini un système de TGV à la demande, avec #TGVpop - copyright SNCF

La SNCF a lancé mercredi 17 juin une nouvelle offre 100 % digitale baptisée "#TGVpop". Au programme, des places à tarifs préférentiels vers 32 destinations. Avec toutefois une exigence : que les usagers désireux d’en profiter créent le buzz autour du trajet de leur choix pour permettre le départ de leur TGV…

Bien décidée à contrer l’autopartage et des plateformes telles que Blablacar, la SNCF a créé de nouvelles offres préférentielles. Objectif : concurrencer le covoiturage. À cet effet, la société ferroviaire a mis en place un "bon plan" baptisé #TGVpop. En pratique, 100 000 billets vont être proposés jusqu’au 30 août à des prix très attractifs. Mais pour en profiter, encore faut-il que le train soit rempli au tiers – condition sine qua non au départ du TGV.

32 destinations au départ de Paris sont concernées par ce dispositif inédit, essentiellement vers le sud-est et l’ouest de l’Hexagone. Dans le détail, les billets sont proposés à 25 ou 35 euros pour la 2e classe, et pour 5 euros de plus pour la 1re. Reste que si l’offre est alléchante, il est impératif de créer le buzz autour du trajet qui nous intéresse pour que le train parte bel et bien.

 

Un système de TGV à la demande

Concrètement, les voyageurs doivent se connecter sur TGVpop.com pour optimiser leurs chances. Ils sont alors amenés à sélectionner le train de leur choix et à le "poper", autrement dit à voter pour celui-ci. Le tout est ensuite de partager le vote sur les réseaux sociaux pour générer le plus de "pops" possibles. Dès lors, si le buzz est suffisamment important, la SNCF ouvre les réservations quatre jours avant le départ. Attention, donc, car les trains ne rencontrant pas le buzz escompté ne sont pas maintenus.

Parmi les destinations concernées, sont notamment présentes : Marseille, Grenoble, Lyon Montpellier, Bordeaux, Rennes, Nantes, Dijon ou encore Mulhouse.

 

Sources : nextinpact, franceinfo