Le tombeau de Toutankhamon abrite-t-il aussi celui de Néfertiti ?

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Aperçu des parois de la chambre funéraire de Toutankhamon - © CC BY SA 3.0
Aperçu des parois de la chambre funéraire de Toutankhamon - © CC BY SA 3.0

L’Egypte espère réaliser "la découverte du XXIème siècle" dans le tombeau de Toutankhamon, qui dissimulerait deux pièces secrètes dont la chambre funéraire de Néfertiti.

Le tombeau de Toutankhamon pourrait dissimuler deux pièces cachées, dont l’une serait rien de moins que la chambre funéraire de la grande épouse royale d’Akhenaton, Néfertiti. C’est en tout cas ce que soutient une équipe d’égyptologues ayant mené une expédition lundi 28 septembre.

D’autres pièces viennent en effet d’êtres identifiées au sein du tombeau du pharaon décédé à l’âge de 19 ans et découvert en 1922. C’est en août dernier que l’égyptologue Carl Nicholas Reeves, de l’Université de l’Arizona, a commencé à émettre quelques doutes quant à la chambre funéraire de Toutankhamon. Après examen de clichés haute résolution du tombeau publiés par Factotum Arte, a été émis l’hypothèse de possibles passages secrets. Concrètement, des lignes ont été identifiées sous la peinture de certains murs, révélant potentiellement des contours de portes.

Nicholas Reeves a alors jugé après analyse que ces marques pouvaient correspondre pour l’une à un cellier, et pour l’autre à une seconde chambre funéraire. Chambre funéraire inviolée qui pourrait être celle de la reine Néfertiti, belle-mère de Toutankhamon dont la tombe n’a jusqu’à présent jamais été découverte.

 

Un examen plus avancé du sol égyptien

Pour confirmer ou non ces hypothèses, Reeves a procédé à un examen plus poussé du sol du tombeau du pharaon, dans la Vallée des Rois, en compagnie du ministre des Antiquités égyptien Mamdouh Eldamaty. Examen qui a révélé des rayures et un certain nombre de marques sur les murs de la chambre. Le ministre a aussitôt affirmé à Ahram Online que le site pouvait dissimuler deux chambres funéraires supplémentaires. Carl Nicholas Reeves a par ailleurs estimé que les différences de textures, avec un enduit doux pour les parois classiques et granuleux aux endroits suspicieux, trahissent des entrées secrètes.

Reste que pour en avoir le cœur net, encore faudra-t-il pour les chercheurs attendre l’autorisation d’utiliser des systèmes de radars. Or, les autorités n’ont à ce sujet pas encore donné leur feu vert. Le ministre Mamdouh Eldamaty a toutefois affirmé que les prochains résultats seraient annoncés le 4 novembre, soit le jour de la découverte du tombeau en 1922...

 

Sources : sciencesetavenir, lefigaro

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