Tour de France : et si les coureurs trichaient sans le savoir ?

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Sans le savoir, certains coureurs du Tour de France sont favorisés, grâce aux voitures situées à proximité... - wikimedia commons / Celso Flores
Sans le savoir, certains coureurs du Tour de France sont favorisés, grâce aux voitures situées à proximité... - wikimedia commons / Celso Flores

À l’heure où le Tour de France bat son plein, le professeur hollandais Bert Blocken a mis en évidence un détail à même de fausser de nombreuses données. Une observation qui pourrait bien remettre en cause certaines pratiques des voitures suiveuses, par exemple dans le cadre des contre-la-montre.

Bert Blocken, professeur d’aérodynamique à l’Université de Technologie d’Eindhoven (Pays-Bas), vient de publier une étude qui en intéressera plus d’un. Portant sur les courses cyclistes, cette dernière démontre comment les coureurs – notamment du Tour de France – sont dans certaines situations en mesure de gagner de précieuses secondes, et ce, en ni vu ni connu.

 

La science au renfort des coureurs du Tour de France

Passionné de cyclisme, Bert Blocken a mis à jour une méthode, certes déjà existante mais qu’on ne jugeait pas significative, pour booster la vitesse des cyclistes lors d’une course. Il a ainsi découvert que lors d’une course, lorsqu’une voiture roule derrière un vélo, la pression de l’air présente entre les deux véhicules apporte une poussée supplémentaire au cycliste. Autrement dit, la voiture peut alors apporter un soutien involontaire au coureur, qui gagne en vitesse sans faire autant d’effort qu’en temps normal.

Cette étude part du principe que certains cyclistes se trouvant à l’arrière des voitures profitent des turbulences provoquées par ces celles-ci pour gagner de la vitesse. Le professeur Bert Blocken s’est intéressé à ce qui se passerait si le véhicule roulait derrière le cycliste. C’est ainsi qu’il s’est aperçu que si une voiture est proche d’un vélo, elle peut lui faire gagner jusqu’à 6 secondes d’avance. Or, plus la distance entre les deux véhicules est grande, plus le coureur gagne de temps.

 

Un phénomène considéré comme illégal au Tour de France ?

À la lumière de cette enquête, peut-on pour autant affirmer que la présence des voitures suiveuses sur le circuit soit un problème ? Il semblerait que oui. Car plus les coureurs sont suivis par les véhicules, plus ils auraient alors de chance de voir leur propulsion augmenter. Afin d’éviter de fausser les pronostics de la course, le professeur Bert Blocken conseille donc aux voitures suiveuses de se tenir à 30 mètres des cyclistes. Une façon optimale selon lui d’assurer l’équité de la course, à l’instar de celle du Tour de France.

 

Sources : Sciences et avenir, parismatch