Nos traditionnels PC de bureau sont-ils déjà en sursis ?

Article mis à jour le 

Le PC de bureau est-il un appareil en voie de disparition ? Pas si sûr, écrit Antony Leather, journaliste pour Forbes. Car si la domination du PC sur le marché informatique semble révolue, les possibilités offertes par ce dernier sont toujours bien plus étendues que celles proposées par les appareils mobiles. Et finalement, la baisse des ventes ne serait à attribuer qu'au réajustement des achats en fonction de nos besoins réels.

Depuis maintenant plus d'un an, la presse informatique prophétise un peu partout dans le monde la "fin de l'ère du PC", mise en évidence par son net recul en termes de volume sur le marché informatique. Pourtant, comme le souligne le journaliste Antony Leather – qui se présente certes comme un passionné du PC et de ses logiciels –, ni les laptops (ordinateurs portables), ni les smartphones, ni les tablettes, ni même les Google Glass n'auront raison de l'antique PC de bureau. En tout cas, certainement pas dans un avenir proche.

Pour autant, les inquiétudes des observateurs concernant le PC ne sont pas si infondées : au cours du premier trimestre 2013, celui-ci a enregistré une chute globale de 14 % de marché. Les entreprises les plus touchées par ce phénomène sont HP (- 23 %) et surtout Acer (- 31 %). À tel point que le site internet The Atlantic s'est même demandé si les PC "fixes" n'allaient pas bientôt finir par orner les salles d'histoire du Smithsonian museum.

En juillet, le CEO d'Intel – un des plus importants fabricants de processeurs –  en personne soulignait que la priorité de son entreprise était de se focaliser dorénavant sur le développement de produits pour le marché de l'ultra-mobilité, de façon à corriger l'effondrement des ventes de PC.

Une longueur d'avance technique et pratique

Mais cette perte de vitesse n'effraie pas Antony Leather, qui rappelle que le PC n'a pas cessé d'évoluer, raison pour laquelle les modèles les plus coûteux sont aujourd'hui déjà nettement plus perfectionnés et performants que les consoles nouvelle génération PlayStation 4 et Xbox One. De même, les capacités techniques et pratiques des smartphones et autres tablettes sont à l'heure actuelle encore très limitées. Et s'agissant de la perte de place induit par une tour et son écran, critique éternelle, Leather met en évidence que les ordinateurs tout-en-un,  à l'instar de l'iMac d'Apple, sont toujours plus nombreux.

D'autre part, il est selon lui important de ne pas négliger la vaste communauté de "gamers" – des joueurs de jeux vidéo –, qui est encore largement attaché au PC. Et même si l'iPad tend à reproduire avec plus ou moins de réussite les tâches effectuées par un PC comme la recherche sur internet, les jeux, la vidéo en streaming ou encore les réseaux sociaux, les choses diffèrent dès qu'il s'agit de passer à l'univers professionnel. Dans ce dernier cas, en effet, une tablette ne peut en aucune façon remplacer un PC de bureau.

Bref, le PC est donc particulièrement concurrentiel dans la mesure où il permet de faire plus de choses, en mieux : on pense au traitement de texte, mais également à la création de contenu en général, où l'iPad a encore du chemin à parcourir. Mieux : il parvient à garder son rôle traditionnel sans négliger le divertissement avec internet, les jeux vidéo et la musique. À noter d'ailleurs, au moins pour la France, que les appareils les plus concurrencés par les terminaux mobiles ne sont non pas les PC fixes (en recul de 12,2 %), mais les laptops (- 23,9 %), d'après ZDnet.

Enfin, rappelons que la baisse des ventes de PC – loin d'être le signe d'un déclin inexorable dans l'avenir – n'est rien d'autre que le réajustement de nos achats en fonction de nos besoins réels. Il n'est en effet actuellement plus obligatoire de posséder un PC pour se rendre sur internet dans de bonnes conditions, contrairement à il y a cinq ans.

Sources : Forbes, ZDnet, itespresso