Transport : y a-t-il des places assises moins dangereuses que d’autres ?

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Alors que beaucoup sont peut-être angoissés à l’idée de prendre l’avion pour partir en vacances, les récents accidents de trains risquent de créer de nouvelles peurs. Si prendre le volant ou monter dans les airs n’est jamais totalement sûr, à en croire les statistiques, certaines places stratégiques permettrait de limiter les expositions. Retour sur les places à privilégier pour ses prochains voyages.

Si voyager en avion peut effrayer, rappelons que la voie des airs - mais également des rails - est 20 fois moins dangereuse que la route d’après les chiffres de l’European Transport Safety Council.

Sur les routes : trains, voitures et bus

En voiture, le choix de place est bien limité, et si des sécurités existent pour limiter les chocs des passagers avant et que l’usage de la ceinture de sécurité est obligatoire, il reste difficile de s’en sortir sans une éraflure. Mais, quitte à rester positif, mieux vaudrait suivre les résultats d’une étude de l’Université de Buffalo de 2006. D’après les chercheurs, les places arrière sont 59 à 86 % plus sûres que les places avant. Quand à la place du milieu arrière, si elle n’est pas souvent désirée, elle serait pourtant la moins exposée aux collisions : d’après les chiffres, elle est 25 % plus sûre que les deux autres places arrière.

En train, si les derniers déraillements en série peuvent faire perdre toute confiance dans les voyages par la voie ferrée, choisir son wagon pourrait vous exposer à des risques moindres. Bien que cela n’ait rien de rassurant, les accidents les plus courants surviennent lors de collisions avec une automobile sur un passage à niveau, ou encore entre trains. Le plus sûr est donc de s’assoir dans le dernier wagon, puisqu’il possède moins de risques de subir les collisions et secousses lors d’un accident.

Sur la voie des airs : l’avion

En avion, en revanche, difficile d’affirmer qu’une place soit plus sûre qu’une autre. Tout dépend, à nouveau, du type de l’accident: un crash peut taper le nez de l’appareil ou sa queue. L’important est donc, bien que cela soit difficile, de ne pas céder à la panique. Comme le précise à 20 minutes Gérard Feldzer, ancien commandant de bord chez Air France, ce sont souvent dans les bousculades que périssent des victimes, il est donc essentiel de suivre les instructions de l’équipage. Les 90 premières secondes après un crash sont les plus importantes pour la survie. En effet, beaucoup survivent à l’impact, mais ne sortent pas assez rapidement de la zone accidentée.

Pourtant, des experts ont démontré que certains côtés de l’appareil sont plus protégés que d’autres. D’après une étude comparative sur une centaine d’accidents, le professeur Ed Galea du Fire Safety Engineering Group, a conclu que les sièges localisés près des 7 rangées maximum proches des issues de secours seraient les moins exposés. Il ajoute par ailleurs, que les places derrières les ailes seraient également les moins risquées lors d’un crash.

Sources : 20minutes