Uber : l’UFC-Que choisir met en garde les clients au sujet de clauses abusives

Article mis à jour le 

Un conducteur Uber à Bogota - copyright wikimedia commons
Un conducteur Uber à Bogota - copyright wikimedia commons

L’association de consommateurs UFC-Que choisir a passé au crible les conditions d’utilisation du service de transport Uber. Résultat : 22 clauses seraient abusives et/ou illicites, selon un communiqué.

À l’instar de nombreuses applications, Uber contraint ses utilisateurs d’accepter à la volée des conditions contractuelles, et ce avant d’être autorisé à réserver un véhicule de transport avec chauffeur (VTC) ou une voiture conduite par un non professionnel (UberPop). Or, l’ennui est que celles-ci sont modifiables à loisir par Uber. De telle sorte que l’éventualité de pouvoir se retourner contre ce prestataire est bel et bien enrayée.

D’ailleurs, l’UFC-Que choisir souligne à ce titre qu’Uber précise que dans le cas d’une clause contractuelle non respectée, sa responsabilité ne peut excéder dans l’ensemble 500 euros. Et de décliner une quelconque implication en cas de dommages liés à des logiciels malveillants et autres virus. C’est ainsi que le client n’a en réalité aucune possibilité pour faire valoir un problème à ce niveau. Pire : si un utilisateur souhaite malgré tout faire appel à la justice pour un litige, il doit alors se tourner vers les juridictions des Pays-Bas.

 

L’UFC conseille aux utilisateurs de faire preuve de vigilance

Côté données personnelles, l’UFC recommande aux utilisateurs d’Uber de rester sur leurs gardes. D’une part parce que la déclaration de confidentialité qu’ils paraphent n’est disponible qu’en anglais, et pas toujours limpide. Mais également parce qu’Uber n’est pas clair sur l’utilisation qu’il souhaite faire des informations transmises. Le transfert de données à des tiers est par exemple à l’ordre du jour, mais le service ne détaille rien de ces derniers.

L’association de consommateurs UFC a donc choisi de mettre en demeure Uber afin qu’il modifie sans tarder ses clauses, faute de quoi la justice serait saisie. Du côté de la société, cette mise en demeure est perçue avec un certain étonnement, les conditions contractuelles établies aux États-Unis ayant été adaptées par un avocat français. Affaire à suivre.

 

Sources : quechoisir, lefigaro, lemonde