Un verre d’alcool par jour, la formule idéale pour protéger son cœur ?

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Une étude menée par des chercheurs du Brigham and Women’s Hospital de Boston estime qu’une consommation d’alcool limitée à un verre par jour présente des bienfaits pour le cœur.

Une consommation modérée et responsable d’alcool présente-t-elle des vertus en matière de santé ? Du vin rouge pour lutter contre les gingivites, voire les caries… Difficile de passer en revue les innombrables études soulignant les bienfaits de l’alcool à petite dose sur l’organisme. Par le passé, d’autres recherches avaient mis en évidence entre autres que les polyphénols contenus dans le vin pouvaient avoir un effet cardioprotecteur. Or, cette semaine, une étude réalisée par des scientifiques issus du Brigham and Women’s Hospital de Boston (États-Unis) confirme de nouveau ce lien en rapprochant la faible consommation d’alcool à la réduction de l’insuffisance cardiaque.

À noter que cette conclusion a été rendue publique via l’European Heart Journal. Rappelons que par consommation modérée, il faut comprendre un maximum de sept verres de vin ou trois pintes de bière par semaine.

Jusqu’à 20 % d’accident cardiovasculaire en moins

Ainsi, les personnes ne dépassant pas cette limite de consommation bénéficieraient d’un risque d’insuffisance cardiaque moindre (-20 %). Les chercheurs ont étudié les données médicales de 15 000 personnes âgées de 45 à 64 ans sur 25 ans pour en arriver à ce constat. Ces dernières ont dû évoquer leur consommation d’alcool tous les trois ans.

Un décès précoce augmenté de 47 à 89 % au-delà de 3 verres par jour

Reste que cette étude américaine permet également de confirmer d’autres conclusions : le risque de mourir précocement monte de 47 % chez les hommes absorbant plus de trois verres par jour, et même de 89 % chez les femmes.

Enfin, les personnes ayant déjà au cours de leur vie consommé de l’alcool en grande quantité et durablement risquent davantage que les autres de développer un jour une maladie cardiaque. Pour cette raison, la modération est à privilégier dans tous les cas.

                                     

Sources : 20minutes, santemagazine