Le vin en canette arrive en France : est-ce l'avenir de l'ivresse ?

Article mis à jour le 

Jusqu'à présent, en France, on connaissait les fontaines à vin (ou plus familièrement "cubi", également appelés "bag-in-box"). Mais voilà que le marché du vin n'en finit plus d'innover et se lance dorénavant dans les canettes. Résultat : une nouvelle start-up, Fabulous Brands, s'apprête à mettre en vente dans l'Hexagone une gamme spécifique en canette.

Tandis que les "bag in box" ont contribué – aux dire des puristes – à désacraliser la manière de déguster le vin, c'est désormais aux canettes, généralement réservées aux sodas, de faire leur apparition sur ce marché. Parmi les premiers acteurs à s'installer en France sur ce créneau : Fabulous Brands et sa marque Winestar, dont la particularité est de proposer des vins "effervescents" d'appellation d'origine contrôlée. Une première, pour ce type de produit, qui ne concernait jusqu'à aujourd'hui que les vins de pays ou les vins de cépage.

Qu'en pensent les sommeliers ?

Lors du concours des effervescents du monde à Dijon, en novembre 2012, ont été présentés  des vins dits "effervescents" en canette, attirant une foule de dégustateurs. Or, pour beaucoup, le constat était pour le moins positif : les vins étaient selon les experts techniquement impeccables et bien faits, manquant toutefois un peu d'émotion.

Pour autant, l'avenir de l'ivresse est-il à dénicher du côté des vins d'appellation en canette ? Pour le savoir, expliquent les spécialistes, il faudrait pour cela comparer par exemple à l'aveugle les sensations procurées par un Château Mouton Rothschild  en canette et en bouteille…

Quid du public d'un tel produit ?

Difficile de savoir, pour l'heure, qui boira prochainement du vin en canette et si cette nouvelle pratique rencontrera du succès, devenant pourquoi pas la nouvelle boisson à la mode dans les boîtes de nuit du tout Paris. Pour en avoir le cœur net, il faudra encore patienter quelques mois.

Quoiqu'il en soit, Winestar table sur un chiffre d'affaires en France de 1,3 million d'euros en 2013. Ambition revendiquée dé Cédric Ségal, cofondateur de Fabulous Brands : devenir rien de moins que le Nespresso du vin. Affaire à suivre…

Sources : Winestar, Fabulous Brands