Le virus zika bientôt présent en France métropolitaine ?

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Le moustique tigre, déjà connu pour transmettre la dengue ou le chikungunya, pourrait prochainement être vecteur du zika en France métropolitaine...
Le moustique tigre, déjà connu pour transmettre la dengue ou le chikungunya, pourrait prochainement être vecteur du zika en France métropolitaine...

Le virus zika, semblable à celui du chikungunya, pourrait prochainement gagner la France métropolitaine, selon un rapport du Haut conseil de la santé publique (HCSP) rendu public lundi 10 août.

Tout porterait à croire que le virus zika soit en passe de s’installer bientôt en France métropolitaine. C’est en tout cas ce que le Haut conseil de la santé publique (HCSP) souligne dans un rapport publié lundi 10 août. En substance, le HCSP estime que "les conditions pour une transmission autochtone du virus zika sont réunies". À noter que les départements touchés seraient ceux où le moustique tigre est d’ores et déjà en place, dans la mesure où c’est lui qui transmet ce nouveau virus.

C’est ainsi qu’une vingtaine de départements sont sous surveillance, essentiellement dans le sud-est et le sud-ouest, et tout particulièrement dans l’Isère, la Saône-et-Loire et le Rhône. Si l’on parle bien de risques dits "réels" dans ces départements de l’Hexagone, c’est dans les départements français d’Amérique où ce dernier est le plus élevé, comme en Martinique, en Guadeloupe et en Guyane.

 

Quels sont les symptômes du virus zika ?

Concrètement, le virus zika est responsable de fièvres, d’éruptions cutanées, de douleurs musculaires et parfois même de complications neurologiques. De 2013 à 2014, 32 000 personnes ont été touchées en Polynésie française, avec 72 cas de complications neurologiques.

Afin de lutter contre ce virus, le HCSP invite à mettre en place des dispositifs de lutte antivectorielle, à l’instar de ce qui se fait pour le chikungunya dans les Antilles. Un système dont le principe repose avant tout sur l’isolement des cas suspects ou avérés, et ce de manière à empêcher une éventuelle contamination.

 

Sources : europe1, sciencesetavenir