Voilà pourquoi James Bond est bien un alcoolique endurci

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Une équipe de médecins anglais vient de passer au crible toute l’œuvre de l’écrivain Ian Fleming, le papa de James Bond, afin de révéler la véritable nature de l’espion 007. Sans surprise, ce dernier, avec sa consommation moyenne de 92 unités d’alcool par semaine, est bel et bien un alcoolique impénitent.

Ce n’est une nouveauté pour personne, James Bond a indiscutablement des problèmes de boisson. Et pour cause : des médecins britanniques viennent de publier une étude dans la revue BMJ mettant en évidence les travers de l’espion le plus célèbre de la planète. Concrètement, après avoir passé au peigne fin les 12 romans de Ian Fleming dans lesquels figure James Bond, les médecins sont en mesure d’affirmer que 007 absorbe en moyenne 92 unités d’alcool par semaine. Ce qui fait donc de lui officiellement un alcoolique endurci.

Ceci étant, le chiffre n’est pas étonnant lorsque l’on sait qu’il affectionne tout particulièrement les cigarettes, l’alcool et les femmes – faut-il encore rappeler sa marque de fabrique "vodka-martini mélangée au shaker, pas à la cuillère" ? Pourtant, les médecins de l’étude indiquent que les cocktails Martini-vodka sont en théorie forcément mélangés à la cuillère. C’est pourquoi le groupe à l’origine de l’étude suspecte en réalité Ian Fleming d’avoir cherché via cette phrase à faire allusion aux fameux tremblements de main entraînés par l’alcool. Et de rappeler que James Bond s’expose évidemment à des pathologies liées à l’alcool, et donc à une mort prématurée.

Néanmoins, détail pas si anodin que rappelle les auteurs de l’enquête : à travers les 12 romans étudiés, il n’est fait mention qu’une seule fois d’une consommation d’alcool hors service. La plupart du temps, tout se passe donc lorsque 007 est en service.

1 150 unités d’alcool absorbées

D’autre part, au gré de ces romans, l’espion absorbe 1 150 unités d’alcool. Or, sachant qu’une unité en Grande-Bretagne correspond à 10 ml ou 8 grammes d’alcool pur – contre 10 grammes partout ailleurs –, cela veut dire qu’il a ingurgité 92 par semaine, à savoir 736 grammes d’alcool hebdomadaires. À noter que le calcul ne prend pas en compte les jours d’emprisonnement, de convalescence ou encore d’hospitalisation, au cours desquels James Bond ne boit en théorie pas.

Mais si l’on se réfère à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il est important de ne pas aller au-delà de 3 verres de vin par jour, à savoir 210 grammes d’alcool par semaine. Pourquoi ? Parce que la consommation est considérée comme "à risque" dès 280 grammes par semaine, et dangereuse passé 420 grammes. Problème : l’espion qui dort un pistolet Smith and Wesson sous l’oreiller boit quatre fois plus que dose maximale conseillée chez un homme adulte. D’où un risque majeur pour lui de contracter une maladie du foie, une cirrhose, ou encore de devenir impuissant. Méfiance, James...

Sources : telegraph, bmj, lci