Voilà pourquoi vos pièces et billets valent plus que vous ne l’imaginez

Article mis à jour le 

Contrairement aux idées reçues, il n’est pas impossible qu’un certain nombre de pièces et billets en circulation valent davantage que leur valeur faciale. Voici quelques conseils pour dénicher les trésors que pourrait abriter votre porte-monnaie.

Détrompez-vous : une pièce de deux euros ne vaut pas nécessairement deux euros. Pourquoi ? Parce que les pièces et billets en circulation dépassent parfois leur valeur faciale. Voilà comment changer, le cas échéant, vos euros en or.

Passez vos billets au peigne fin

Depuis la mise en circulation des nouveaux billets de 10 euros en septembre dernier, et de 5 euros en mai 2013, les premières séries ont vu leur cote décoller. Un phénomène qui s’explique tout simplement par la rareté desdites anciennes coupures. Or, qui dit rareté, dit augmentation de prix.

Trois facteurs cruciaux qui déterminent la valeur

Retenez ces trois critères pour vous assurer que vous détenez la perle rare :

- la signature. Il faut savoir que la signature des présidents de la Banque centrale européenne (BCE) Wim Duisenberg et Jean-Claude Trichet sont plus recherchées que celles de Mario Draghi ;

- le numéro de série. Affiché au verso, celui-ci comporte une lettre identifiant le pays ainsi que onze chiffres. Mais un certain nombre de petits états tels que Chypre ou l’Estonie sont plus prisés. En outre, les collectionneurs sont à la recherche du palindrome 53669396635 – qu’il est possible de lire à l’endroit comme à l’envers –, de même que les séries avec un même chiffre répété onze fois ;

- le code imprimeur. Ce dernier est affiché au sein de l’une des étoiles du recto. Il faut savoir que la première lettre de celui-ci correspond à l’atelier ou l’imprimeur. S’agissant des trois chiffres suivants, ils concernent les tirages – à noter que les petits chiffres sont fortement appréciés. Dernière chose : les deux derniers éléments – en l’occurrence une lettre et un chiffre – désignent la place du billet sur la planche d’impression. Or, plus les billets sont en haut à gauche, plus ils sont coûteux.

Afin de déterminer la valeur des fameux bouts de papier, il est donc nécessaire de mixer ces trois facteurs. Évidemment, le fait que le billet soit plus en bon état est un avantage. Par exemple, un billet de 5 euros portant la signature de Duisenberg, imprimé en Italie et comportant le code imprimeur J001E1 est actuellement coté à 59 euros, sur le site Delcampe.net.

Les centimes, aussi, ont de la valeur

Même si la plupart des euros et centimes en circulation ont la même cote que leur valeur faciale, certaines pièces ne doivent pas être mises de côté. C’est le cas notamment des pièces de 1 centime finlandaises de 2001, qui se revendent 10 euros. Pire : les centimes de Monaco de 2001 et 2002 dépassent parfois les 100 euros. À noter par ailleurs que la Commission européenne étudiant actuellement la potentielle suppression des pièces de 1 et 2 centimes, il n’est pas ridicule d’en conserver quelques exemplaires ici ou là. Car il ne fait aucun doute que leur cote augmentera alors fortement.

Enfin, les euros du Vatican et de Monaco, surtout ceux émis de 2002 à 2004, peuvent avoisiner les 100 euros. Dans la même veine, sachez que les pièces comportant des "fautes", celles notamment avec deux côtés pile ou deux côtés face font le bonheur des passionnés.

Comment identifier le pays d’origine ?

U pour France ;

Z pour Belgique ;

X pour Allemagne ;

T pour Irlande ;

P pour Pays-Bas ;

D pour Estonie ;

Y pour Grèce ;

S pour Italie ;

G pour Chypre ;

A pour Luxembourg ;

F pour Malte ;

N pour Autriche ;

M pour Portugal ;

H pour Slovénie ;

E pour Slovaquie ;

L pour Finlande ;

V pour Espagne.

Sources : delcampe, metronews, info-collection