Alimentation et cancer

L'alimentation et le cancer
L'alimentation et le cancer
Même si l'existence d'un lien entre surcharge alimentaire et différentes maladies est admis, il est difficile d'établir un rapport direct entre l'alimentation et les cancers, faute de preuves scientifiques imparables.


L'alimentation est l'un des principaux facteurs incriminés dans le déclenchement des cancers pour les raisons suivantes :

  • l'alimentation actuelle est trop riche en graisses et en calories, et pauvre en fruits et légumes. L´obésité de cause alimentaire, la diminution des fibres alimentaires sont en cause dans l´apparition des cancers digestifs.
  • l'alcool est un des plus importants facteurs de cancers, comme le montrent les taux de cancers dans les régions fortes consommatrices d'alcools forts, comme la région du Calvados. L'alcool est surtout incriminé dans les cancers de la gorge et de l'oesophage.
  • les boissons brûlantes, comme le thé (surtout dans les régions asiatiques), sont un facteur de risque.
  • les viandes grillées au barbecue sont à l'origine de nombreux produits cancérigène, comme les nitrosamines.
  • les colorants et les additifs alimentaires, aujourd'hui bien contrôlés, ont été pendant longtemps une source préoccupante de produits cancérigènes.
  • les toxines alimentaires et de nombreuses mycotoxines ont un effet cancérigène, en particulier au niveau du foie (aflatoxines), du rein, du poumon et de l'intestin. Plusieurs études ont attesté la relation entre les mycotoxines et l'augmentation de certains cancers observés en milieu professionnel. Le risque semble moins évident pour la population générale, mais des scientifiques auraient constaté un taux de moisissures cancérigènes plus important dans les habitations dans lesquelles vivent des patients porteurs de cancers par rapport à celles dans lesquelles vivent des personnes non malades. Les mycotoxines sont des toxines produites par des moisissures présentes dans l'alimentation, en particulier les céréales, le lait et la viande.

Un lien direct entre l'alimentation et le cancer, pas si simple à établir

Il est difficile de faire un lien direct entre l'alimentation et les cancers, en raison des difficultés propres aux preuves scientifiques de ce type. Il est cependant admis que le lien entre surcharge alimentaire et différentes maladies comme les maladies cardiovasculaires et certains cancers est plausible, ce qui nécessite une véritable rééducation alimentaire qui doit insister sur la consommation de fruits et légumes riches en vitamines, sur la consommation modérée de viandes grillées et d´alcool, ainsi que sur la consommation de fibres alimentaires.

De nombreuses études sont en cours pour comprendre l'intérêt réel de nombreux composants alimentaires dans la prévention du cancer, en particulier les vitamines C et E, les flavonoïdes (vin, chocolat) ou encore les lycopènes présents dans les fruits rouges comme les tomates. Pour les spécialistes des cancers, la consommation de vin n'est pas recommandée, et, selon eux, le risque de cancers augmente, même lorsque la consommation de vin ou d'alcool est minime.

Une alimentation saine et équilibrée doit s'accompagner d'une activité physique adaptée et continue, car le sédentarisme est l'un grands facteurs de risque du mode de vie actuelle. Une activité physique régulière permet de contrôler le poids, améliorer la performance du système cardiovasculaire, prévenir un grand nombre de maladies, y compris, dans certains cas, les cancers. Le sport serait particulièrement utile dans la prévention du cancer du sein.

Les édulcorants

Si les édulcorants de synthèse à base de saccharine, de cyclamate sodique se révèlent nocifs lors d'expérimentation à fortes doses chez l'animal. Ils ne présentent aucun danger à des doses usuelles. Néanmoins, ce n'est pas le cas d'un certain nombre de ces produits, comme l'aspartame (édulcorant utilisé dans de très nombreux produits diététiques ou non). De nombreuses études, au cours des dernières décennies, ont tenté de prouver que l'aspartame est un produit cancérigène ou toxique pour le cerveau. Les conclusions d'études menées sur le rat sont alarmistes, mais ne concernent pas la consommation humaine aux doses usuellement recommandées.

Le barbecue

Les produits fumés, en particulier les viandes et poissons fumés à la maison, sont fortement cancérigènes en raison de la présence de substances nocives, les benzopyrènes, à la surface ou sur la peau des produits.
Les huiles et les graisses alimentaires surchauffées engendrent les mêmes substances nocives, c'est pourquoi il est conseillé de ne pas utiliser plusieurs fois la même huile de friture.
Les cuissons à haute température, comme le barbecue et les fritures, sont à éviter. Dans le cas du barbecue, la fumée dégagée par la combustion du bois est responsable de la formation et du dépôt de benzopyrènes sur les aliments. La formation de ces molécules dangereuses est également favorisée par la combustion des graisses qui tombent dans le feu.
Pour limiter les risques du barbecue, voici quelques règles simples :

  • utiliser du charbon de bois, et non du bois brut (surtout ne jamais utiliser des tombées de bois enduites de peintures, vernis, colles, etc) ;
  • laisser le charbon se consumer entièrement avant de commencer à griller les viandes ;
  • placer la grille 25 à 40 cm au-dessus du foyer ;
  • ne consommez pas les parties calcinées.