Cinéma : notre sélection des meilleurs slashers

Par : Alexandre Jourdain - fiche pratique
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Les meilleurs slashers © Universal Pictures - Paramount Pictures - New Line Cinema - Dimension Films

Par une nuit noire orageuse, une silhouette imposante s'avance d'un pas lourd. L'espace d'un éclair, l'horizon s'illumine et laisse entrevoir un objet métallique dans sa main droite. À quelques mètres de là, la jeune fille assise seule sur la balancelle du perron n'a pas le temps d'esquisser un hurlement qu'une lame interminable vient s'abattre sur son visage. La pluie redouble soudain d'intensité, charriant dans son sillage le sang s'écoulant du corps inerte. Ce genre de séquence, c'est ce que l'on trouve dans la plupart des slashers.


Dans le cinéma d'horreur, le slasher (du verbe "to slash" qui veut dire "taillader") est sans aucun doute le sous-genre le plus basique qui soit. On trouve d'un côté un tueur psychopathe charismatique taiseux à la force surhumaine, presque invincible, de préférence masqué et paré d'une arme blanche démesurée (Jason, Freddy, Michael Myers, GhostFace, etc.). De l'autre, un groupe d'adolescents (ou d'amis) épris de liberté et désireux de percer les mystères de l'existence. L'intrigue de ce type de long métrage est souvent écrite d'avance et parfaitement anecdotique. L'enjeu pour le réalisateur va être de remplir avec virtuosité et originalité un cahier des charges pré-formaté, autrement dit de mettre en scène avec brio un massacre sanguinolent, avec tout ce que cela implique de tressaillements, de peur et pourquoi pas de rires.


Un peu à la manière du giallo, l'intrigue va emmener le spectateur sur de fausses pistes pour ne lui divulguer l'identité du serial killer que dans l'ultime affrontement. Ainsi, le sous-genre du slasher n'a pas souvent pour habitude de réserver un quelconque effet de surprise aux spectateurs : il ne s'agit que d'un simple divertissement macabre où des personnages stéréotypés courent irrémédiablement à leur perte. Toutefois, même s'il n'y a pas là dedans l'ombre d'une réflexion, certains réalisateurs parviendront à se distinguer en célébrant avec réussite l'image pour l'image. C'est par exemple le cas du réalisateur Mario Bava, qui après avoir initié le giallo en 1963 avec La Femme qui en savait trop, inventera inconsciemment en 1971 le slasher avec l'un de ses plus grands films : La Baie Sanglante. Ils sont tous là : Jason, Freddy, Michael Myers, Cropsy, GhostFace… nous avons sélectionné pour vous les meilleurs slasher du cinéma.


La Baie Sanglante, de Mario Bava

Il fait nuit noire et une atmosphère pesante règne dans le manoir des Donati. Brusquement, la comtesse Federica est attaquée par son époux le comte Filippo. Contre toute attente, c'est ce dernier qui succombe pendant l'affrontement. Federica décide alors de cacher son corps dans la baie. Compte tenu de l'absence de preuve, la police conclut à un suicide. Bientôt, un dénommé Frank Ventura décide de faire de la baie et du manoir un lieu touristique, mais la comtesse y est farouchement hostile…

Après avoir théorisé les codes du giallo avec son film La Fille qui en savait trop (1963), le réalisateur Mario Bava met en place pour la seconde fois les bases d'un genre cinématographique en l'espace de moins d'une décennie avec La Baie Sanglante (1971). Le résultat est au-delà de toutes les attentes et bénéficie de tout le soin du cinéaste en termes de mise en scène et d'éclairages. Les scènes sont brutales et violentes, mais également d'une grande beauté. Un classique à voir d'urgence.

Dans le même genre : Torso, de Sergio Martino, 1973

À partir de 12 ans.

Black Christmas, de Bob Clark

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Black Christmas © August Films

À quelques jours de la nuit de Noël, une pensionnaire d'un campus pour jeune fille disparait mystérieusement. Bientôt, les autorités locales se lancent à sa recherche et découvre un cadavre qui n'est pas le sien…

En 1974 et tandis que le slasher n'en est encore qu'à ses balbutiements, Black Christmas réunit la quasi-totalité des ingrédients qui feront le succès du genre. Plan à la première personne pour mettre en scène la vision du tueur, armes blanches, montage très découpé lors des assassinats et même coups de téléphone énigmatiques et intempestifs alourdissant l'atmosphère. Ce long métrage est le premier à avoir centralisé autant d'éléments. Par la suite, de nombreux réalisateurs parmi lesquels un certain Wes Craven, n'auront de cesse de s'en inspirer. Agréablement mis en scène et interprété, Black Christmas est un classique injustement oublié à redécouvrir.

Dans le même genre : Douce nuit, sanglante nuit (Silent Night, Deadly Night), de Charles E. Seillier Jr., 1984 ; Alice Sweet Alice, d'Alfred Sole, 1976

À partir de 12 ans.

Halloween, la nuit des masques, de John Carpenter

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Halloween © Universal Pictures

Le 31 octobre 1963 dans l'Illinois, la nuit d'Halloween. Michael Myers, un jeune enfant de 6 ans, assassine sa sœur à l'aide d'un couteau. On décide bientôt de le faire interner dans un hôpital psychiatrique en attendant son jugement, qui doit avoir lieu à sa majorité. En 1978, alors âgé de 21 ans, Michael parvient à s'échapper du convoi l'amenant à son procès. Il prend aussitôt la direction de sa ville natale. Rapidement, une série de meurtres inexpliqués a lieu…

On ne présente plus le grand classique de l'horreur Halloween, la nuit des masques. À sa sortie en 1978, ce dernier remporte un succès commercial inespéré et fait gagner ses lettres de noblesse au cinéma indépendant. Tant et si bien qu'aujourd'hui encore, nombreux sont les cinéastes à reconnaître l'influence qu'une telle œuvre aura eu sur leur manière d'appréhender le cinéma. Halloween, c'est avant tout un tueur insaisissable, une atmosphère terrifiante de jour comme de nuit et une musique inoubliable (signée John Carpenter en personne). En quelque sorte, le tueur Michael Myers, dont le dernier souffle de vie semble avoir été ôté en cette sombre nuit de 1963, est le prototype du tueur masqué moderne qui ne cessera par la suite d'être convoqué pendant toute l'histoire du slasher. Avec Halloween, John Carpenter envoie l'imaginaire de la banlieue pavillonnaire américaine innocente et idyllique aux oubliettes. Les environnements les plus communs, les plus paisibles en apparence, ne sont, semble-t-il dire, pas épargnés par l'horreur. Une des œuvres phares du slasher et du cinéma en général.

À noter que le tueur Michael Myers est apparu dans dix films.

Dans le même genre : Kolobos, de Daniel Liatowisch & David Todd Ocvirk, 1999

À partir de 12 ans.

Vendredi 13, de Sean S. Cunningham

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Vendredi 13 © Paramount Pictures

Été 1957. Jason Voorhees, un jeune garçon, meurt noyé au camp de vacances de Crystal Lake. Un an plus tard, deux moniteurs sont sauvagement assassinés au même endroit et l'on décide de fermer définitivement le centre de vacances. Un vendredi 13 durant l'été 1980, vingt trois ans exactement après les évènements de 1957, Steve Christy décide la réouverture du camp de Crystal Lake. Tandis que les moniteurs fraichement employés sont chargés de préparer le camp pour accueillir prochainement les enfants, certains d'entre eux commencent à disparaître mystérieusement.

Comme dans le Halloween de John Carpenter, le cinéaste Cunningham choisit de reprendre à son compte la recette du tueur masqué dont la folie meurtrière répond au besoin d'exorcisation d'un traumatisme. Cette fois-ci, un groupe de jeunes est amené, dans un endroit isolé, à affronter la mort. C'est probablement leur mode de vie dissolu qui fait ici l'objet d'une critique sous jacente. Mais Cunningham ne semble pas avoir voulu chercher à s'encombrer d'une quelconque réflexion. Seules comptent les séquences d'horreur, où la mort s'empare subitement des personnages. Pour créer cette torpeur, Cunningham utilise un montage très découpé, de façon à ne laisser entrevoir qu'une petite partie de l'action (le couteau, le gros plan sur l'expression terrifiée de la victime, etc.). C'est bien cette segmentation qui sera par la suite utilisé dans l'ensemble de l'univers du slasher.

À noter que le tueur Jason Voorhees est à ce jour apparu dans treize films.

Dans le même genre : Le tueur du vendredi (Friday the 13th, part 2), de Steve Miner, 1981 ; Massacre au camp d'été (Sleepway Camp), de Robert Hiltzik, 1983

À partir de 12 ans.

Maniac, de William Lustig

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Maniac © Magnum Motion Pictures

À travers les rues sombres et lugubres des bas fonds de New-York, le parcours d'un serial killer neurasthénique et dérangé…

L'originalité de Maniac est de prendre le slasher à contre courant. Alors que le sous-genre nous avait habitué à suivre un groupe de personnes aux prises d'un tueur en série, dans l'inquiétude de voir ce dernier surgir à chaque instant, le réalisateur William Lustig choisit de caractériser le psychopathe et de le mettre en scène jusque dans sa sphère privée. Tant et si bien que celui-ci nous parait rapidement familier. Mais contrairement à ce que l'on aurait pu imaginer, l'empathie progressivement mise en place ne nous empêche pas de ressentir un profond malaise. Ses pulsions meurtrières, relatives à des frustrations multiples, provoquent à la fois le dégoût, la terreur et même une certaine pitié. Rarement une œuvre de ce type aura réussi à convoquer dans une même scène autant de sentiments contradictoires. À sa sortie en salles, Maniac fit l'objet de nombreuses censures. Avec son atmosphère poisseuse et ses décors étranges, ce long métrage est une œuvre culte incontournable.

À noter que William Lustig est le neveu du célèbre boxeur Jake LaMotta, dont Martin Scorsese a tiré le biopic Raging Bull.

Dans le même genre : Happy birthday, souhaitez ne jamais être invité, de J. Lee Thompson, 1981

À partir de 16 ans.

Carnage (The Burning), de Tony Maylam

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Carnage © Miramax Films

Un été au camp de vacances Blackfoot, un surveillant alcoolique et pervers fait l'objet d'une blague de mauvais goût à l'issue de laquelle il termine défiguré. Cinq ans plus tard, après sa sortie de l'hôpital, il est bien décidé à prendre sa vengeance…

Avec Carnage, le réalisateur Tony Maylam, qui nous avait par le passé habitué à des films musicaux comme Genesis in Concert, surfe sur le succès de Vendredi 13. La recette reste donc la même : on retrouve la sempiternelle bande d'adolescents, cette fois-ci dans le camp de vacances Blackfoot, à quelques pas d'un lac. En dépit de cette trame scénaristique quasi identique et dépourvue de toute originalité, c'est en termes d'atmosphère et d'ambiance que le metteur en scène Tony Maylam parvient à se démarquer. Ici, les adolescents ne sont pas seulement de simples pantins dont la présence se justifie par une mort prochaine. Les caractères des différents personnages (tous admirablement interprétés), bien que très peu développés, rendent l'ensemble de l'histoire crédible. Par ailleurs, le travail sur les maquillages et les effets spéciaux de Tom Savini (maquilleur connu pour sa collaboration avec Georges Romero) sont saisissants et raviront les aficionados de l'hémoglobine. À cela s'ajoute un tueur muni de cisailles, Cropsy, des plus charismatiques et effrayants. Afin de le rendre plus réel, les scénaristes n'ont cette fois-ci pas oublié de donner une motivation réelle à ses meurtres. On regrette d'ailleurs que ce dernier ne soit jamais sorti de l'anonymat comme les Michael Myers et autres Jason Voorhees. En somme, Carnage est une œuvre culte à (re)découvrir.

Dans le même genre : The Prowler, de Joseph Zito, 1981 ; The House on Sorority Row, de Mark Rosman, 1983

À partir de 12 ans.

Les Griffes de la Nuit, de Wes Craven

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Les Griffes de la Nuit © New Line Cinema

Au début des années 1980, dans la banlieue de Springwood, des adolescents sont poursuivis dans leurs cauchemars par un homme au visage décharné muni de griffes de fer. Ce climat de torpeur aurait pu rester supportable si seulement Tina n'avait pas été assassinée pendant son sommeil. Bientôt, Nancy et Glenn décident d'en savoir plus sur ce croque-mitaine…

Tandis que les slashers avaient jusqu'ici physiquement opposé un tueur - représentant du mal - à une jeunesse prétendument angélique, le réalisateur Wes Craven, alors connu pour les films cultes La Dernière Maison sur la Gauche et La Colline a des Yeux, met en place une nouvelle formule. Cette fois, la présence de la mort s'invite jusque dans les rêves des adolescents et se matérialise par une sorte de croquemitaine nommé Freddy Krueger. Selon Wes Craven, dans le monde d'aujourd'hui, et son contexte économique alors incertain, la jeunesse a perdu ses rêves et ne perçoit plus qu'un vaste chaos. Teinté de pessimisme, Les Griffes de la Nuit dresse ainsi le portrait d'une société où le réel comme le rêve sont gangrénés par la désillusion et l'amertume. Ne reste plus qu'un homme cynique et sans morale pour s'amuser de la détresse du monde : Freddy Krueger. Ce dernier est sans aucun doute l'un des méchants les plus charismatiques de l'histoire du cinéma. On notera toutefois une nouveauté de taille dans ce slasher onirique : le tueur engage une conversation avec ses victimes. Néanmoins, cette dernière reste à sens unique. Pour palier à ce monologue, Wes Craven trouvera quelques années plus tard l'astuce du téléphone mobile dans Scream. Outre l'extravagance sépulcrale réjouissante de son personnage principal, Les Griffes de la Nuit bénéficie d'une mise en scène soignée qui parvient en l'espace de seulement quelques plans à faire passer ses personnages de la réalité au cauchemar et vice versa. Si l'on n'atteint pas sur ce point la maestria d'un Cronenberg (cf. ExistenZ, Dead Zone), le résultat est toutefois impressionnant. Grand classique signé par l'un des grands maîtres de l'horreur, Les Griffes de la Nuit est une œuvre importante dans la généalogie du slasher.

À noter la présence au casting d'un certain Johnny Depp. À ce jour, le tueur Freddy Krueger est apparu dans neuf films.

Dans le même genre : Freddy sort de la nuit (New Nightmare), 1994

À partir de 12 ans.

Bloody Bird, de Michele Soavi

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Bloody Bird © DMV Distribuzione

Une troupe de théâtre travaille à l'élaboration d'une comédie musicale mêlant angoisse et romance. Non loin de là, un psychopathe parvient à s'échapper d'un asile d'aliénés…

Ancien assistant réalisateur du metteur en scène et grand maître du giallo Dario Argento, Michele Soavi est un artiste plutôt talentueux. Sorti en 1987, son premier film Bloody Bird s'apparente néanmoins davantage au sous-genre du slasher qu'à celui du giallo. Alors que les comédies musicales et les films d'horreur dominent le cinéma d'exploitation de l'époque, le metteur en scène opte pour un mélange des deux genres. Si l'idée n'est pas nouvelle, le fait de placer l'action en huis-clos dans un théâtre de banlieue reste efficace. Alors que les slashers pullulent dans les années 1980, il est plus difficile que jamais de se démarquer de la concurrence. Néanmoins, avec son tueur au masque de hibou et sa mise en scène assez réussie (en dépit d'éclairages assez chiches faute de moyens), Bloody Bird réserve quelques moments de terreurs notables. Sans surprise, cette œuvre culte vous fera passer un agréable moment.

Dans le même genre : Jeu d'enfant (Child's Play), de Tom Holland, 1988

À partir de 12 ans.

Scream, de Wes Craven

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Scream © Dimension Films

Woodsboro, une petite ville des États-Unis, devient bientôt la cible d'un tueur au masque de fantôme ne jurant que par les films d'horreur. Celui-ci va rivaliser d'ingéniosité pour coincer ses victimes et semer la police…

Sans pour autant remettre en question son cinéma ni réinventer le genre du slasher, Wes Craven semble distiller de film en film un discours sur le monde contemporain. Si nos manières de communiquer ont radicalement changé avec la démocratisation de la téléphonie mobile, pourquoi ne pas appliquer cette évolution aux pratiques du tueur en série ? C'est en quelque sorte le postulat de base que semble avoir appliqué le réalisateur dès le premier opus de sa série culte Scream. Après avoir hanté les adolescents jusque dans leurs songes avec Les Griffes de la nuit, le cinéaste choisit cette fois-ci de mettre à contribution leur utilisation compulsive du téléphone. Ainsi, GhostFace, le serial killer au masque de fantôme (rappelant fortement le tableau Le Cri, d'Edvard Munch) maintient une communication téléphonique avec sa victime potentielle tout en s'apprêtant à la poignarder. Craven modernise de cette façon la recette qu'il avait déjà précédemment utilisée dans Les Griffes de la Nuit. En plus d'être consciente de sa mort prochaine (annoncée par téléphone), la victime est gratifiée d'un aperçu de la psychologie détraquée du psychopathe par le biais du dialogue. On retrouve bien là le sadisme d'un Freddy Krueger. En plus d'apporter une certaine dose d'humour noir, le téléphone permet également d'intensifier et de dilater les séquences intermédiaires entre chaque meurtre. Un simple coup de téléphone peut de cette façon venir bouleverser et remettre en question l'équilibre déjà précaire de l'environnement des victimes. À noter que les poursuites à travers les pièces des maisons ont tout d'un Tom & Jerry barbare et régressif. Les puristes du slasher pourront lui reprocher de trop emprunter les codes du teenage movie, reste que Scream est un film effrayant et jubilatoire à ne manquer sous aucun prétexte.

Dans le même genre et du même réalisateur : Scream 2, 1997 ; Scream 3, 2000

À partir de 12 ans.

Wolf Creek, de Greg McLean

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Wolf Creek © The Australian Film Finance Corporation

À Broome, une petite ville de la région de Kimberley en Australie, un jeune surfeur de Sydney et deux anglaises, Liz et Christy, décident de se rendre dans le désert d'Australie pour admirer le cratère formé par l'impact d'une météorite il y a plusieurs millénaires : "Wolf Creek". Alors qu'ils s'apprêtent à repartir, ils s'aperçoivent que leur voiture ne démarre plus. Arrive bientôt un homme relativement âgé avec une dépanneuse, qui leur propose de les emmener pour changer la pièce défectueuse. Ce dernier se révèle bientôt être un tueur psychopathe sanguinaire…

À mi-chemin entre le slasher et le survival, Wolf Creek n'apporte certes aucune nouveauté à ces deux sous-genres mais les dépoussière d'une bien belle manière. L'atmosphère n'est pas sans rappeler un certain La Colline a des Yeux, de Wes Craven ou encore son fameux remake signé Alexandre Aja.

À partir de 12 ans.

Scream 4, de Wes Craven

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Scream 4 - © Dimension Films

Une fois n'est pas coutume, deux adolescentes sont sauvagement assassinées par un tueur masqué dans la ville de Woodsboro. Quelques heures plus tard, Sidney Prescott y fait son retour accompagnée de son attaché de presse Rebecca pour la promotion de son nouveau livre : Loin des ténèbres. Tandis qu'elle s'affaire à la lecture d'un passage de son roman dans une librairie, elle est bientôt accusée d'avoir commis le double assassinat…

Avec Scream 4, Wes Craven s'auto-parodie et prend un malin plaisir à abuser des mises en abyme auxquelles il n'a cessé de nous habituer depuis Scream 2. Dès l'introduction, le metteur en scène donne le ton de son long métrage à travers une mise en bouche de haute volée. Quatre espaces successifs sont ainsi imbriqués les uns dans les autres : pour le spectateur, véritable pantin que Wes Craven ne se lasse pas de mener en bateau, il va falloir dénouer le vrai du faux et trouver là où se termine le film, là où commence la réalité. En somme, le réalisateur américain poursuit l'étude qu'il avait commencée en 1984 avec Les Griffes de la Nuit. À l'heure où le quotidien des adolescents est plus que jamais connecté (réseaux sociaux, téléphonie mobile, capteurs vidéo intégrés, etc.), c'est le virtuel et l'imaginaire qui prennent le pas sur la réalité. Les relations sociales s'en trouvent ainsi totalement métamorphosées et recomposées. Pour le réalisateur : ce que l'on voit n'est qu'une construction mentale de la réalité mais n'est pas pour autant réel. Il le clame ainsi haut et fort : le cinéma n'est qu'un grand subterfuge dont le seul but est de divertir le public. La grande force de Craven avec Scream 4 est ainsi de nous renvoyer notre propre reflet tout en dévoilant un par un les ressorts du slasher. En somme, Scream 4 pourrait faire office de making-of du cinéma de Wes Craven. Une œuvre qui clôt admirablement bien la quadrilogie Scream. Pour autant, le fait de ne pas savoir où commence le film n'étouffe pas la peur mais l'intensifie, et le sang coule à flot. Le maître du film d'horreur n'a pas dit son dernier mot…

Dans le même genre : Prom Night, de Paul Lynch, 1980

À partir de 12 ans.

Mais aussi…

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Haute Tension © Alexandre Films - EuropaCorp
  • Le Voyeur (Peeping Tom), de Michael Powell, 1960
  • Psychose, Alfred Hitchcock, 1960
  • Dementia 13, de Francis Ford Coppola, 1963
  • Week-end sauvage (Death Weekend), de William Fruet, 1976
  • The Toolbox Murders, de Dennis Donnelly, 1978
  • Driller Killer, d'Abel Ferrara, 1979
  • My Bloody Valentine, de George Mihalka, 1981
  • Les tueurs de l'éclipse (Bloody Birthday), d'Ed Hunt, 1981
  • Vœux Sanglants (Initiation), de Larry Stewart, 1984
  • Souviens-toi l'été dernier, de Jim Gillepsie, 1997
  • Urban Legend, de Jamie Blanks, 1998
  • Haute tension, d'Alexandre Aja, 2003
  • Derrière le masque, de Scott Glosserman, 2006
  • Butcher, la légende de Victor Crowley, d'Adam Green, 2006
  • Trick'r Treat, de Michael Dougherty, 2008

 

En bonus, un nanard culte avec une star dedans : Cutting Class, de Rospo Pallenberg, 1989, avec Brad Pitt.

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