Comment lire une étiquette de Champagne

Etiquette de Champagne Henriot
Etiquette de Champagne Henriot
Plus que tout autre mousseux, le champagne est le symbole de la fête. Son image de prestige et de qualité est inégalable, son prix aussi. C'est le produit le plus cher de sa catégorie. Alors mieux vaut savoir ce que recèle chaque bouteille. La lecture attentive de l'étiquette y contribue utilement, mais à condition de savoir la décrypter.


Une appellation sous haute protection

Le champagne est un produit unique au monde, et la réglementation qui l'encadre est d'une extrême rigueur. L'étiquetage impose aux metteurs en marché la présence d'un grand nombre de mentions.

Elles peuvent vous permettre, en plus de la marque, de faire le bon choix. Encore faut-il savoir ce que signifie réellement chacune d'entre elles.

Une carte d’identité à part entière

L'étiquette de champagne s'apparente donc à une véritable et très exhaustive carte d'identité.

Les indications concernent la nature même du produit :

  • le mot "champagne" est bien sûr impératif. Il garantit que le vin provient bien de l'aire d'appellation Champagne. À noter que cette dernière, star système oblige, est la seule AOC française à être dispensée de préciser justement les mots "appellation d'origine contrôlée" sur l'étiquette ;
  • le classement du village d'origine. Il est donné, selon le cas, par les mentions "Grand Cru" et "Premier Cru" ;
  • sa famille d'appartenance. Un champagne peut être "Blanc de Blancs", c'est-à-dire élaboré à partir du seul cépage blanc chardonnay, "Blanc de Noirs", et donc élaboré à partir de raisins noirs des cépages pinot noir et/ou pinot meunier, ou "Rosé" ;
  • sa teneur en sucre résiduel, ou dosage. C'est ce que précisent les mots "demi-sec", "sec", "brut" ou "extra brut", qui vont du plus doux au moins sucré ;
  • la mention d'un millésime, enfin, peut figurer sur une étiquette... mais aussi sur le bouchon. Elle signifie que les raisins ayant servi à l'élaboration proviennent à 100% de la vendange de l'année inscrite sur la bouteille. À savoir qu'en Champagne, on ne millésime que les grandes années.

Deux petites lettres qui en disent long

Tout aussi importantes, les mentions touchant à l'origine même de la bouteille. Le nom du producteur en fait partie. Que ce soit un vigneron, une cave coopérative ou une grande maison de négoce, il doit être écrit en entier et d'une façon clairement visible.

Le reste est plus subtil. Figurent ainsi obligatoirement en bas de l'étiquette, coincées entre les indications de contenance et de teneur en alcool, deux initiales minuscules qui précisent le vrai statut du producteur en question.

Qui se cache réellement derrière la bouteille ?

Un décodage s'impose pour les 4 propositions les plus courantes sur les 9 possibles :

  • RM, pour récoltant-manipulant. Le vigneron élabore et commercialise lui-même son champagne ;
  • NM, pour négociant-manipulant. La maison de négoce achète les raisins puis élabore les vins. C'est là la signature des marques les plus connues du grand public ;
  • CM, pour coopérative de manipulation. La coopérative vinifie les raisins de ses adhérents puis commercialise les vins;
  • MA, pour marque auxiliaire ou marque acheteur. C'est la mention réservée notamment aux marques propres des enseignes de grande distribution.


Attention, aucune de ces mentions n'est censée faire référence à un niveau qualitatif. Le seul, l'unique juge de paix à cet égard reste la dégustation. Alors, champagne !

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