Composer son jardin en fonction des climats en France

Composer son jardin selon le climat
Composer son jardin selon le climat
Pour ne pas aller au-devant de déceptions en série, vous devez tenir compte de certains paramètres incontournables. La France dispose de climats variés, bien marqués : c’est à la fois une chance et une contrainte. A vous d’adapter votre jardin aux conditions climatiques. Vous n’aurez aucun résultat si vous tenez absolument à cultiver des mimosas en montagne, ou des rhododendrons à Nice.


Le climat continental

Il est très chaud en été, très froid en hiver. Le tiers est de notre pays est concerné. Ce climat n’est pas toujours tendre, mais il permet à de nombreux arbustes et arbres moyennement rustiques de former en été un bois solide, qui résistera aux attaques du gel bien mieux que dans le climat « moyen » de la France. Par ailleurs, il favorise la croissance et la maturation des légumes tropicaux.

Le climat océanique

Comme son nom l’indique, il est influencé par l’océan Atlantique, qui borde une partie de la France.

Il se caractérise par une douceur relative liée à l’humidité atmosphérique, et est variable d’un point à un autre. Son tiers nord comporte des zones très douce (Bretagne, Cotentin), où croissent sans peine des plantes frileuses, mais qui manquent de chaleur pour adopter toutes les méditerranéennes (les lauriers roses peinent à y fleurir si l’été est maussade, par exemple). Les plantes de désert et les légumes tropicaux (melons, tomates…) y ont généralement besoin de l’aide d’une serre en été pour parvenir à maturité.
Plus bas, (Vendée, Charente-Maritime, Bordelais…) les étés sont plus chauds mais les hivers plus frais. Quant au tiers sud, il est souvent à la fois chaud et humide, ce qui permet d’adopter une gamme étendue de végétaux.

Le climat méditerranéen

C’est le climat des étés brûlants, très secs, et des hivers doux et pluvieux. Le rythme des plantes de ces régions est le suivant : croissance de septembre à avril, et repos total pendant l’été, pour économiser l’eau. Mais seules les côtes profitent d’hivers particulièrement cléments. Dans l’arrière-pays il gèle souvent, et parfois assez fort. Les cultivateurs d’oliviers peuvent d’ailleurs en faire les frais.

Le climat montagnard

Il se rapproche du climat continental, avec des étés brefs mais souvent beaux, et une lumière exceptionnelle favorisant une croissance solide des végétaux. Si les hivers sont longs et froids, les plantes les plus courtes (et le sol lui-même) bénéficient de l’apport de neige protectrice. En effet, sous une couche de neige épaisse, il ne gèle quasiment pas. Plus on monte en altitude, plus le climat est marqué. La haute-montagne voit souvent se rencontrer printemps et été, narcisses et roses.

Le climat tempéré

C’est un climat moyen. Il concerne environ un tiers de l’Hexagone (de l’Ile-de-France jusqu’à la Gironde). Les saisons y sont bien définies, quoique parfois chaotiques. Les étés et hivers y sont moyennement caractérisés, ni trop chauds, ni trop froids. Mais il s’agit là de moyennes indicatives : il peut neiger à Nice et ne pas geler à Lyon, et la vallée de la Loire a connu des records de froid ces deux derniers hivers (- 15°C et  - 17°C), alors qu’il faisait doux à Lille. De même, depuis deux ans, la Bretagne, réputée pluvieuse, est en déficit chronique d’eau.

Comptez que vous aurez un climat correspondant à votre région sur une moyenne de dix ans environ, et ne prenez pas de risques inconsidérés.