Connaître les différents types de sol pour mieux jardiner

Connaître les différents types de sol
Connaître les différents types de sol
La terre varie d’un endroit à l’autre et s’avère rarement idéale pour établir le jardin de vos rêves. Heureusement, dans certains cas, vous pourrez l’amender pour qu’elle s’améliore. De plus, seuls les cas extrêmes sont susceptibles de réellement poser problème. Voici quelques clés pour vous permettre d’identifier la nature de votre sol, et donc de mieux l’exploiter. 


Les sols secs

On pense d’abord aux sols sableux, mais c’est un peu réducteur. Certains de ces sols, surtout dans le sud-ouest, sont en effet assez riches en humus pour retenir l’humidité.

Dans l’ensemble, il s’agit de supports très filtrants et pas homogènes. Ainsi, l’eau n’y remonte guère en suivant des canaux vite formés, comme c’est le cas dans les terres moyennes. Ils sont secs en surface, mais frais dès qu’on creuse. Il s’agit donc de trouver des plantes à enracinement assez profond pour en profiter.

L’inconvénient majeur des terres sableuses est qu’elles ne retiennent pas les éléments nutritifs. Les sols maigres et rocheux, qu’ils soient crayeux (et donc calcaires) ou schisteux (neutres ou acides) sont également secs. Outre leur dureté, ces sols sont pauvres et ne retiennent pas d’eau.

Pour remédier à la sécheresse de ces sols, apportez de l’humus, de préférence sous forme de fumier, qui apporte un surplus d’éléments nutritifs. 

Les sols argileux

De couleur variable suivant leur nature, les sols glaiseux ou argileux (les rares argilo-calcaires exceptés) vont du brun au presque noir, en passant par le violacé.

Gluants quand ils sont humides, ils collent fortement aux semelles et aux outils, et forment de la pâte à modeler quand on les presse. Peu filtrants, ils se transforment en croûte dure par temps sec. Ils ont malgré tout l’avantage de retenir beaucoup d’oligo-éléments, indispensables aux végétaux, ce qui en fait des terres riches, généralement neutres à légèrement acides.

Bien que difficiles au départ, ces sols peuvent être amendés à l’aide de grandes quantités d’humus et de sable grossier. N’employez surtout pas de sable seul : mêlé à l’argile, il formerait un béton encore plus dur par temps sec. 

Les sols humides

Un sol humide retient l’eau. Mais les causes peuvent être multiples. Il peut s’agir de terres fortes où les pluies s’écoulent mal, ou de fonds de vallées ou anciens marécages situés en points bas. L’eau ne peut donc guère aller plus loin.

Il est cependant facile de créer de beaux jardins dans de tels lieux, car les plantes amatrices de terres trempées ne manquent pas. Si la terre est vraiment trop imprégnée d’eau, régulez les écoulements à l’aide d’un réseau de drains disposés en écaille de poisson et s’évacuant vers un fossé ou un ruisseau proches. Les marécages ainsi assainis constituent d’excellents potagers, comme le prouvent les « mottes » du sud-ouest, ou les hortillons d’Amiens.

Les sols caillouteux

La présence de nombreux cailloux présente toutefois un avantage : ils aident à rendre les sols lourds plus perméables, et retiennent partiellement l’humidité dans les autres terrains. Il est donc inutile, au-delà de certaines parties du jardin (potager et pelouse), de chercher à tous les retirer.

Les sols acides

Un terrain acide possède un pH inférieur à 7. Autour de 6, la terre n’est pas trop pauvre et pourra se corriger aisément grâce à des apports réguliers de chaux agricole. Nombre de plantes s’en accommodent fort bien, et certaines, comme les camélias, les hortensias ou les rhododendrons s’y sentent comme des poissons dans l’eau.
En dessous de 6, en revanche, l’acidité est telle que les échanges se font mal. Il s’agit fréquemment de terres pauvres à très pauvres, comme la vraie terre « de bruyère », ou des tourbières et autres marais asphyxiés. Les amendements sont difficiles et ne corrigent que très faiblement ces sols, auxquels il vaut mieux adapter les cultures.
Un péhamètre ou un coffret de réactifs colorés vous donneront, en cas de doute, des indications utiles sur le niveau d’acidité de votre sol.