Connaître les maladies du potager

Un fruit pourri - © C. Hochet
Un fruit pourri - © C. Hochet
La gamme des maladies est particulièrement étendue. Heureusement, seules quelques-unes sont fréquentes en culture d’amateur. Certaines sont éclectiques et partagées par diverses variétés. Mais beaucoup sont plutôt spécifiques à un genre ou une famille. La lutte, comme toujours, sera nettement plus aisée avec de bonnes façons culturales. 


La hernie du chou

La hernie est une maladie spécifique du chou et, dans une moindre mesure, de ses parents tels que les navets ou radis. Les plants restent chétifs, tandis que la base, au niveau du collet, enfle et se nécrose. C’est un désordre plus qu’une maladie, dû à un sol trop acide. Des apports réguliers de chaux agricole permettent de rectifier le tir.

Le mildiou

Le mildiou frappe un peu à toutes les portes, en s’attaquant à l’épinard, au chou, au navet, à la pomme de terre et à la tomate. De grandes plaques jaunâtres apparaissent sur le feuillage, qui se flétrit. Le mal, surtout fréquent durant les étés froids, peut s’étendre aux tiges, en particulier sur les pommes de terre et les tomates. Un fongicide généraliste, appliqué quand la météo est favorable à la maladie, permet d’enrayer son développement.

L'oïdium

L’oïdium est un mal répandu, particulièrement par temps sec. Il est surtout spectaculaire sur les cucurbitacées (courgettes, cornichons, potirons…) dont il feutre les grandes feuilles, qui sèchent. Traitez lors de l’apparition des premières fleurs. Attention à bien utiliser un fongicide (diverses spécialités existent) réservé aux légumes, car les produits destinés aux fleurs ne sont pas adaptés à cet usage.

La rouille

La rouille, comme son nom l’indique, marque de ses taches rousses les feuilles de l’ail, du céleri, de l’épinard, du haricot et du poireau. Ces ponctuations gagnent tout le feuillage et parfois la souche (ail, poireau), et virent au noir à maturité. La maladie se développe essentiellement entre juin et août. Les traitements tiennent avant tout à une bonne nourriture, en évitant les excès d’azote, et en apportant de la potasse, qui rendra les plantes plus résistantes. Les traitements anticryptogamiques, à utiliser avec parcimonie, peuvent être utilisés si le temps devient sec et chaud, mais au moins quinze jours avant la récolte.