Connaître les maladies du verger

Une tomate malade - © C. Hochet
Une tomate malade - © C. Hochet
De nombreuses maladies attaquent les arbres fruitiers. Heureusement, certaines mesures de précaution permettent d’en éviter certaines. D’autres peuvent être traitées grâce à des méthodes adaptées. Petit tour d’horizon. 


L'anthracnose

Elle touche divers petits fruits tels que le groseillier, le cassissier et le framboisier. Les feuilles se criblent, en fin de printemps, de petites taches noires, puis tombent sans exception. Floraison et fructification sont affectées. Une cure de prévention, consistant en deux pulvérisations à quinze jours d’intervalle d’un fongicide à base de triforine, par exemple, peut avoir lieu en mai-juin.

Le chancre bactérien

Grande spécialité des arbres à pépin, pommiers en tête, il laisse apparaître sur les branches des galles très importantes, qui creusent le bois et servent de refuge à divers parasites hivernants. La lutte a lieu en hiver, avec du sulfate de cuivre (bouillie bordelaise).

La cloque

Elle se manifeste sur le pêcher et l’abricotier. Les feuilles se couvrent de boursouflures rougeâtres, se recroquevillent, et tombent. Cette affection tenace peut se produire par tous les temps. Seules des pulvérisations de bouillie bordelaise après la chute naturelle des feuilles, en automne, permettent de calmer le jeu.

Le mildiou

Des taches jaunes, correspondant à un feutrage gris au revers, affleurent sur les feuilles, surtout par temps froid et humide. Diverses spécialités, ainsi qu’une taille légère de la plante permettent de l’enrayer.

L'oïdium

Il concerne divers arbres mais est surtout spectaculaire sur les groseilliers, dont il couvre feuilles, rameaux et fruits d’un duvet gris. Les parties atteintes sèchent et les fruits brunissent. Des tailles insuffisantes et un excès d’azote favorisent son développement. Diverses spécialités « anti-oïdium » permettent de lutter.

La pourriture grise

Elle attaque les fruits, qui moisissent. Les fraises exposées à l’humidité (d’où l’intérêt d’un bon paillis aéré) et les grappes de raisin trop serrées y sont plus sensibles. Surtout favorisée par des conditions de culture inégales, cette maladie est enrayée par une bonne hygiène générale.

La nécrose apicale

Surnommée « cul noir », elle atteint avant tout la tomate et, moins violemment, le poivron. Les fruits, avant même la maturité, présentent à la pointe une tache brunâtre, puis noire. L’affection gagne peu à peu tout le fruit, qui durcit et devient inconsommable. La nécrose est une carence liée à un manque de calcium, du à des arrosages insuffisants. Le mildiou étant susceptible de produire des effets similaires, il faut non seulement augmenter le rythme des arrosages (matin et soir), mais aussi traiter préventivement conte le mildiou, quand les premiers fruits sont formés.