Conseils pour reprendre une entreprise

Nos conseils pour reprendre une entreprise
Nos conseils pour reprendre une entreprise
Un projet de reprise d’entreprise ne se décide pas à la va-vite, seul dans son coin. Le candidat à la reprise doit agir avec méthode et professionnalisme, en s’entourant de conseillers et en procédant par étapes.


Reprise d'entreprise : budgéter son projet

Avant de se lancer, l’aspirant repreneur doit évaluer les fonds qu’il pense pouvoir mobiliser afin de concrétiser son projet. Ces fonds peuvent être de diverses natures :

  • épargne personnelle et love money (argent prêté par la famille et/ou les proches) ;
  • aides et subventions publiques accordées par les services de l’Etat et les collectivités locales (accessibles aux créateurs comme aux repreneurs), plus de renseignements sur le site de l'apce ;
  • prêt d’honneur ;
  • prêt bancaire à moyen et long terme.


Il est recommandé d’établir un budget prévisionnel en allant taper aux portes des banques et des organismes publics. L’accès aux financements (aides publiques et prêts bancaires) est souvent facilité pour les repreneurs. Afin de se prononcer, les financeurs peuvent en effet s’appuyer sur les précédents bilans et comptes de résultat de l’entreprise.

A savoir : au-delà du montant de la transaction, le candidat à la reprise doit penser aux frais annexes (avocat, expert-comptable, audit, droits d’enregistrement...). Il doit également prendre en compte ses engagements personnels et/ou familiaux.

L'apport personnel est indispensable pour gagner la confiance des financeurs, qu’ils soient publics ou privés. Selon le projet, cet apport doit être compris entre 20% et 50% du coût global.

Cibler sa recherche

Après la phase d’introspection et compte tenu des fonds qu’il pense pouvoir mobiliser, l’aspirant repreneur doit être capable de :

  • choisir le secteur d’activité dans lequel il a envie de se lancer ;
  • déterminer le type et la taille d’entreprise qu’il recherche (société ou entreprise individuelle, avec ou sans salariés) ;
  • définir la fourchette de prix de la cession ;
  • délimiter la zone géographique où il veut s’implanter.

Généralement, la réussite d’une entreprise de petite taille est intimement liée à la personnalité de son créateur. À l’inverse, les PME s’appuient davantage sur les savoir-faire de ses salariés. Le candidat à la reprise ne doit donc pas mésestimer ses compétences et ses aptitudes. Il ne faut pas non plus croire que la reprise d’une entreprise en difficulté coûte moins chère que celle d’une entreprise florissante, ces dernières étant d’ailleurs plutôt rares sur le marché.

A savoir : il existe plusieurs solutions pour trouver une entreprise à racheter : le bouche-à-oreille et le réseautage ; recourir aux intermédiaires de la reprise d’entreprise ; consulter les chambres de commerce et d’industrie (CCI) et les chambres des métiers ; participer à des salons dédiés à la reprise ; consulter les sites Internet spécialisés ; prospecter en direct les entreprises.

Se faire accompagner

De la recherche d’une entreprise à racheter à la finalisation de la transaction, il s’écoule généralement de 12 à 18 mois. Durant cette période, il est recommandé de se faire accompagner par des professionnels de la gestion et/ou de la reprise d’entreprise.

Avocats, experts-comptables et notaires peuvent aiguiller l’aspirant repreneur. Leurs avis et conseils permettent d’enrichir l’analyse du candidat à la reprise. Leurs réseaux peuvent également l’aider à trouver une opportunité de rachat. Leur expertise est enfin indispensable lorsqu’il s’agit d’évaluer une entreprise à reprendre et finaliser la transaction.

Les candidats à la reprise peuvent aussi s’appuyer sur les chambres de commerce et d’industrie et des chambres des métiers. Elles disposent généralement d’un service dédié à la transmission d’entreprise, à même de conseiller et d’épauler les aspirants repreneurs.

Des organismes publics, les collectivités locales (conseils régionaux et conseils généraux) et de nombreuses associations proposent également leur aide aux candidats à la reprise.

Voici plusieurs adresse utiles :

Bien négocier

Pour négocier efficacement la reprise d’une entreprise, il faut maîtriser son sujet. Pour cela, le repreneur doit être au clair avec ses motivations et ses objectifs. Il doit avoir dégagé les points forts et les points faibles de l’entreprise en procédant à un diagnostic et une évaluation rigoureuse. Il doit enfin avoir monté son plan de reprise et savoir comment il financera son projet.

Une fois qu’il a toutes les cartes en main, le repreneur doit avoir à l’esprit que ses intérêts sont le plus souvent antagonistes de ceux du cédant. Le but de la négociation étant justement de trouver un terrain d’entente. Au final, aucune des parties ne doit perdre la face et se sentir lésée. Il faut donc prévoir du temps et être patient.

Le prix n’est pas le seul élément à négocier. Il faut aussi discuter des conditions et du périmètre de la reprise, des modalités de paiement, des clauses de garantie, de l’accompagnement par le cédant...

Prendre les commandes

Les démarches de reprise accomplies, le repreneur doit tenir son rôle du chef d’entreprise. Il doit rapidement mettre en œuvre son plan de reprise, en écourtant la période de flottement qui suit généralement la passation de pouvoir. Il doit rassurer les salariés en éliminant les éventuels facteurs de blocage. Il doit aussi poursuivre ou restaurer les liens avec l’environnement de l’entreprise (banquiers, fournisseurs) et ses clients.

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