Découvrir les métiers de paysagiste et architecte paysagiste

Un jardin aménagé par un paysagiste
Un jardin aménagé par un paysagiste
On confond souvent les métiers de paysagiste et d’architecte paysagiste. S’il existe un tronc commun au départ, les deux professions sont pourtant distinctes. 


Paysagiste ou architecte paysagiste ?

Le paysagiste est avant tout un entrepreneur qui façonne un jardin, depuis les travaux les plus simples, jusqu’aux travaux de terrassement, de maçonnerie… Les divers domaines auxquels il touche impliquent de larges connaissances techniques, souvent réparties dans une équipe avec des postes bien définis. L’architecte paysagiste, quant à lui, est principalement un concepteur.
Néanmoins, les grandes entreprises paysagistes possèdent souvent un cabinet de conception, confié à des architectes paysagistes engagés à cet effet.

Formations pour l'entreprise paysagiste

  • Le certificat d’aptitude professionnelle agricole (CAPA) se prépare en deux ans après une 3e technologique, SEGPA (sections d’enseignements généraux et professionnels adaptés), une classe préparatoire à l’apprentissage (CPA) ou une classe d’initiation préprofessionnelle par alternance (CLIPA). Le niveau obtenu est celui d’ouvrier qualifié.
  • Le brevet d’études professionnelles agricoles (BEPA) en travaux paysagers se prépare en deux ans après une 3e, un CAP ou un CAPA. Il permet soit une insertion professionnelle immédiate, soit la poursuite des études jusqu’au bac.
  • Le baccalauréat professionnel travaux paysagers, niveau IV (BPTV) est accessible aux titulaires du BEPA, du CAPA, ou après la classe de seconde, et donne le statut d’ouvrier hautement qualifié. Le cycle comprend obligatoirement seize semaines de stages pratiques.
    Le diplôme vise soit l’insertion professionnelle, soit la poursuite d’études jusqu’à un certificat de spécialisation ou équivalent, voire le brevet de technicien supérieur agricole (BTSA), si les résultats scolaires sont bons.
  • Le BTSA forme des responsables d’entreprise et des techniciens supérieurs. L’accès à la formation se fait sur dossier, à retirer au service régional de la formation et du développement (SRFD) ou auprès du LEGTA du département. Il est possible, moyennant une année supplémentaire, d’affiner sa spécialisation, mais également de poursuivre vers un diplôme d’ingénieur.
    Les écoles d’ingénieurs, publiques ou privées, ne manquent pas.
    L’ITIAPE (Ecole d’ingénieurs en aménagements paysagers de l’espace), présente à Lille et Antibes, est ouverte aux titulaires d’un BTS ou d’un DUT, sur concours. La formation, par apprentissage, a lieu en trois ans.
    L’INH (Institut national de l’horticulture et du paysage) se divise en deux écoles distinctes : l’Ecole nationale d’ingénieurs de l’horticulture et du paysage (ENJHP) d’Angers, qui forme des ingénieurs en cinq ans après le bac, et l’ENSHAP (Ecole nationale supérieure d’horticulture et d’aménagement du paysage), accessible sur concours après un premier cycle universitaire.

Formations pour la conception paysagère (architecture)

Il existe quatre écoles, dont trois sont accessibles sur concours, après une classe préparatoire ou un premier cycle universitaire :

  • L’Ecole nationale supérieure du paysage (ENSP), à Versailles ;
  • L’Ecole d’architecture et du paysage (EAPB), à Bordeaux ;
  • L’Ecole nationale supérieure de la nature et du paysage (ENSNP), à Blois.
  • L’Ecole supérieure d’architecture des jardins (ESAJ), à Paris, est accessible après le bac.