Désordres et accidents dans le jardin

Un arbre s'effondrant à cause du vent - © C. Hochet
Un arbre s'effondrant à cause du vent - © C. Hochet
Comme si les maladies et parasites ne suffisaient pas, les plantes sont également sujettes à des coups du sort dus à la météorologie, à la nature du sol, ou à des erreurs de culture. Certaines sont réparables, d’autres pas. Mais il faut toujours faire un diagnostic, surtout quand il n’est pas évident, pour pouvoir en tirer les éventuelles leçons. 


Les désherbants et débroussaillants

Les désherbants et débroussaillants détruisent sans doute (pas toujours) les mauvaises herbes. Mais sur les « bonnes » plantes, les résultats sont à peu près certains. Un jaunissement suspect, des feuilles qui se recroquevillent sont souvent l’indice que vous avez dépassé ou bien la zone de traitement, ou bien la dose prescrite. Les vapeurs de glyphosate, même sans contact direct, peuvent nuire aux rosiers et aux buis.
Les débroussaillants agiront, ne l’oubliez pas, sur les racines des broussailles traitées, mais également sur celles des plantes voisines, si elles sont emmêlées.
A vous de rectifier le tir. 

Les carences

Les carences diverses provoquent une décoloration d’une partie du feuillage, tantôt des nervures, tantôt du parenchyme. L’une des plus connues est la chlorose ferrique. Elle survient surtout en sol crayeux, et on la corrige à l’aide de chélate de fer. Des produits « anti-carence » polyvalents seront appliqués en cas de doute. Mais n’abusez surtout pas de ces produits, dont l’excès est fatal.

Le vent et la neige

Le vent et la neige provoquent des casses parfois spectaculaires, parfois même l’arrachage complet des arbres. En cas de perte complète, pensez à l’avenir à ne pas installer d’arbres et arbustes persistants dans les zones exposées, car ils offrent une prise privilégiée à ces deux phénomènes.

L'excès d'eau

Inondation dans le jardin © C.Hochet
Inondation dans le jardin © C.Hochet

L’excès d’eau est surtout sensible sur les plantes en pot, plantes d’intérieur en tête. Les plus charnues (violettes du Cap, cyclamens, bégonias, plantes grasses…) pourrissent et s’affaissent d’un coup. Les autres montrent des signes de fatigue, avec un feuillage qui mollit. Au toucher, la terre est trempée. S’il en est encore temps, mettez vos pensionnaires au régime sec pendant au moins huit jours, avant de reprendre les arrosages avec parcimonie.

A l’inverse, en cas de manque d’eau avancé, le feuillage se dessèche et devient craquant. Les plantes vivaces s’effondrent entièrement. Si le phénomène, même très marqué, est récent, ne désespérez pas. Commencez par un arrosage copieux, puis maintenez des arrosages légers, jusqu’à la reprise de la végétation.

Les coups de froid

Les coups de froid font éclater les tissus des plantes frileuses. Déterminez quels sont les tissus encore vivants, et supprimez au plus vite ceux qui pourrissent (écorce noire qui se décolle, tissus gluants…). Attention, la reprise printanière peut être très tardive, parfois pas avant juin ou juillet.