Diagnostic du jardin : reconnaître les symptômes d'une maladie

Comment diagnostiquer les maldies de vos plantes puis les soigner ? - © C.Hochet
Comment diagnostiquer les maldies de vos plantes puis les soigner ? - © C.Hochet
Savoir reconnaître les premiers symptômes d’une maladie fait gagner un temps précieux, et évite bien des échecs. Ouvrez les yeux pour identifier rapidement les ennemis de vos chères plantes. 


L'oïdium

Par temps sec, les feuilles se couvrent d’un feutre gris poudreux. Il s’attaque aussi bien aux rosiers qu’aux pommiers, courgettes, ou asters. Quand l’invasion est avancée, les traitements sont peu efficaces. Il faut traiter dès l’apparition.

La virose

La plante se recroqueville, pousse inégalement, les feuilles sont striées de jaune. Aucun traitement n’existe. Il faut absolument détruire la plante - la brûler, si possible. Des conditions de culture inégales (excès d’engrais, sol inadapté…) favorisent cette affection. Les plantes bien cultivées sont souvent à même de faire face.

La rouille

Les feuilles sont parsemées de points roux et tombent. Présente sur les plantes d’ornement aussi bien que sur les légumes, la rouille est favorisée par un temps sec. Les traitements fongicides polyvalents stoppent ses effets. Il faut agir vite, car toutes les feuilles peuvent succomber.

Les champignons

De larges taches noires se manifestent sur les feuilles. Leur apparition est favorisée par les temps froids et humides, et les sols lourds. Là encore il faut agir vite, car le mal peut atteindre la souche et la détruire. Les traitements polyvalents existent, mais un amendement drainant permettra d’éviter durablement les conséquences fatales.

La fonte des semis

Les jeunes semis et boutures se couvrent de moisissures et tombent. Elle se développe à la suite d’un excès d’humidité. Boutures et semis placés sous abri confiné (cloche, mini-serre…) doivent être soigneusement aérés, et la condensation éventuelle soigneusement essuyée. La lutte sur les semis très atteints est inutile : tout est à jeter.

La pourriture grise

Une moisissure apparaît sur les fleurs ou les fruits, tout brunit. Elle est facilitée par des conditions atmosphériques humides et froides. Les roses et les fraises sont particulièrement sujettes à cette affection. La lutte est souvent inutile.

La moniliose

Les fruits se marquent de taches brunes, puis de cercles de points grisâtres avant de se momifier. La moniliose est souvent due aux conditions atmosphériques ou à des arrosages surabondants et froids. Il faut méthodiquement supprimer ces fruits et les brûler.

Le chancre européen

Les branches (surtout de poiriers et pommiers) se marquent de nécroses boursouflées. D’origine bactérienne, le chancre européen est impossible à traiter. Mais des traitements d’hiver à base de sulfate de cuivre (bouillie bordelaise) assainissent le terrain et limitent l’extension de la maladie.

La nécrose apicale

Un point brun marque les pointes des tomates, puis gagne la moitié du fruit, qui durcit. La nécrose apicale, ou « cul noir » est un accident plus qu’une maladie. C’est un défaut d’arrosage, qui prive la plante de ses apports en calcium, même en terre naturellement calcaire. 

La mildiou

Les feuilles et tiges se marquent de taches jaunes, qui se dépriment ensuite ; les jeunes pousses se recroquevillent et fondent. Le mildiou se développe lui aussi par temps froid et humide. Profitez d’une accalmie pour traiter avec un fongicide à longue durée d’action, et supprimez toutes les parties atteintes. 

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