Dyslipidémie de type 2A

La dyslipidémie de type iia
La dyslipidémie de type iia
Dite aussi hypercholestérolémie essentielle, elle correspond à un excès de cholestérol dans le sang. C'est la forme la plus courante, à composante héréditaire. Elle est à l'origine des complications cardiovasculaires.


Lorsqu'il y a hypercholestérolémie, le taux de cholestérol est élevé, tandis que celui des triglycérides est normal.

Pour tout un ensemble de facteurs, les artères peuvent s'obstruer et s'endommager. Mais sans obstruction majeure, aucun symptôme ne se manifestera physiquement. Il faut donc suivre régulièrement l'état général et consulter en cas de doute.
Des douleurs à la poitrine ou aux membres inférieurs peuvent signaler une perte de fonctionnalité des artères. Dans ce cas, les experts estiment que le déficit fonctionnel s'élève déjà au minimum à 75%.

Les personnes à risque sont :

  • les individus ayant des antécédents familiaux d'hypercholestérolémie ;
  • les personnes ayant des antécédents familiaux de maladie cardiovasculaire précoce (avant 55 ans pour les hommes et avant 65 ans pour les femmes) ;
  • les hommes de plus de 45 ans ;
  • les femmes de plus de 55 ans et celles qui ont eu une ménopause prématurée.

Comment dépister une dyslipidémie de type 2A ?

Le bilan lipidique fait à partir de prises de sang permet d'évaluer :

  • la quantité totale de cholestérol (CT);
  • la quantité de cholestérol HDL, ou "bon" cholestérol;
  • la quantité de cholestérol LDL, ou "mauvais cholestérol".

Comment lutter contre une dyslipidémie de type IIA ?

Si le patient est trop gros, le régime amaigrissant suffira souvent à faire revenir le taux de cholestérol à la normale. Mais si le poids n'a rien d'excessif et que le cholestérol reste élevé, avec en particulier un taux trop élevé de LDL cholestérol, il faut suivre un régime plus précis. La quantité de calories sera celle qui permet au patient de ne pas grossir. Elle sera harmonieusement répartie entre glucides, lipides et protides, en privilégiant les graisses d'origine végétale.

Il faudra surtout que le malade limite les sucres à absorption rapide (boissons sucrées, sucre en morceaux, pâtisseries, etc.) et les boissons alcoolisées (mais, en principe, il n'est pas nécessaire de les supprimer totalement). Enfin, il devra diminuer sa consommation de produits qui apportent du cholestérol, à l'instar de cervelle, rognon de porc, foie de veau, jaune d'oeuf, beurre et fromages gras.

Le régime est très long à produire ses effets, et il faudra attendre entre quatre et six mois avant d'observer une diminution des taux de cholestérol.