Faire un don d'organe

Faire un don d'organe
Faire un don d'organe
Lors de votre décès, un prélèvement d'organe peut être effectué sur votre corps pour la recherche scientifique ou pour une transplantation. Voici un rappel des conditions qui entourent le don d'organe d'une personne décédée, et le déroulement de la procédure.


Recherche de la volonté du défunt

Avant d'effectuer un prélèvement d'organe, le corps médical a le devoir de s'efforcer de rechercher quelle était la position du défunt concernant le don d'organe. Si la personne décédée a manifesté son opposition de son vivant, le médecin doit la respecter. L'opposition au don d'organe peut s'exprimer :

  • oralement, en présence de témoins (famille, etc.) ;
  • par lettre simple (placez le document dans votre portefeuille) ;
  • par écrit dans le registre de l'hôpital (si vous êtes hospitalisé dans un établissement qui procède à des prélèvements d'organe) ;
  • par inscription au registre national des refus (R.N.R), placé sous la responsabilité de l'Établissement Français des Greffes (l'inscription est possible dès l'âge de 13 ans).

Attention, lorsque le défunt n'a jamais mentionné son intention de refuser le don d'organe, la loi française considère qu'il s'agit d'un consentement présumé. Vous pouvez également donner votre consentement exprès. Contactez les associations militantes (France ADOT, ADOSEN, etc.) pour obtenir une carte de donneur d'organes.

Respect des conditions médicales et éthiques

Le don d'organe obéit à des règles strictes :

  • le don est gratuit (il ne peut en aucun cas être monnayé) ;
  • le don est anonyme (la personne bénéficiaire du don ne peut en connaître la provenance) ;
  • la mort cérébrale doit être constatée par deux médecins (qui ne peuvent avoir de lien avec le service des greffes de l'hôpital) ;
  • des tests de dépistage des maladies transmissibles sont réalisés.

Déroulement de la procédure de don d'organe

Lorsque le décès est constaté (encéphalogrammes plats réalisés à quelques heures d'intervalle), le corps est maintenu artificiellement en vie par l'équipe médicale. Des analyses biologiques déterminent les compatibilités avec les receveurs potentiels. Après le prélèvement, le corps est rendu à la famille pour les funérailles. Le corps doit se trouver dans le meilleur état possible, sous peine de poursuites.

Les frais de transport, de conservation, de restauration et de restitution sont intégralement pris en charge par l'établissement qui effectue le prélèvement. Les frais d'obsèques, en revanche, incombent toujours à la famille du défunt.

Les professionnels à votre service :

  • Établissements de soin
  • Médecins
  • Associations militant pour le don d'organes