Football : 5 matchs incontournables qui ont marqué l'histoire du foot

Certains matchs historiques ont durablement marqué le football...
Certains matchs historiques ont durablement marqué le football...
Chacun a ses matchs préférés, ceux qui l’ont le plus marqué, parce que le niveau était bon, parce que l’enjeu était grand, parce que l’injustice était folle ou tout simplement parce qu’il y a assisté en direct. Mais certaines rencontres ont marqué l’histoire du football. Et celles-là en font partie.


Italie-RFA, 17 juin 1970 - Demi-finale de Coupe du monde (4-3)

Ce “match du siècle” plein de rebondissements est considéré comme le plus grand match de l’histoire de la Coupe du monde. Tellement qu’une plaque commémorative a été posée sur la façade de l'Estadio Azteca à Mexico, sur laquelle est gravé (en espagnol) : « Le stade Azteca rend hommage aux équipes nationales de l'Italie (4) et l'Allemagne (3), qui ont joué dans cette Coupe du Monde de la FIFA 1970, le "Match​​ du siècle". 17 juin 1970. » L’Italie marque en premier et le score reste à 1-0 jusqu’à la fin du temps réglementaire. Mais la RFA fait tout pour égaliser, ce qu’elle réussit à faire pendant le temps additionnel. Les deux équipes entament donc les prolongations. Là, l’Allemagne prend l’avantage à la 94e minute, mais l’Italie revient (2-2). Dix minutes plus tard, l’Italie repasse devant au score mais les Allemands égalisent six minutes après seulement (3-3). Le rythme est très soutenu. D’ailleurs, la télévision est encore en train de diffuser le ralenti du but allemand quand Gianni Rivera marque, enfin, le but de la victoire italienne. Fait marquant : l’Allemand Franz Beckenbauer refuse de s’arrêter de jouer malgré le fait qu’il s’est cassé la clavicule pendant la partie. Il ira jusqu’au bout du match le bras en écharpe.

France-Brésil 12 juillet 1998 - Finale de Coupe du monde (3-0)

L’équipe de France, qui ne faisait pas du tout partie des favoris et dont aucun des joueurs n‘avait participé à une Coupe du monde avant ça (la France ne s’est pas qualifiée pour les Mondiaux de 1990 et 1994) remporte celle de 1998, organisée chez elle. La première et la seule Coupe du monde que la France ait gagnée. En finale, elle retrouve le Brésil et son joueur emblématique, Ronaldo, spécialistes du beau jeu. C’est le match qui a fait de Zinédine Zidane un joueur de légende. Il était déjà réputé pour son jeu au pied mais a inscrit deux buts de la tête ce jour-là. Emmanuel Petit marquera le troisième. Les Brésiliens, eux, ne marqueront rien du tout. Il en restera une formule, devenue culte : “Et un, et deux, et trois-zéro”.

AC Milan-Liverpool FC, 25 mai 2005 - Finale de Ligue des champions (3-3, 2-3 aux tab)

Si le revirement de situation devait avoir un symbole ce pourrait être cette finale. Le Milanais Paolo Maldini inscrit le but le plus rapide d’une finale de Ligue des champions à peine 52 secondes après le coup d’envoi. Les Italiens, sur cette lancée marque deux buts de plus avant la mi-temps. Le score est donc de 3-0 lorsque la seconde période débute et rares sont ceux qui pensent alors que Liverpool peut remonter. Pourtant, c’est bien ce qui va se produire. Les Anglais Steven Gerrard, Vladimir Smicer et Xabi Alonso marque respectivement à la 54e, la 56e et la 60e minutes de jeu. Trois buts en six minutes qui mènent à une égalité inespérée : 3-3. Les Milanais subissent sans jamais pouvoir passer devant. Même les prolongations ne voient aucun but marqué. Tout va se jouer aux tirs au but. Et c’est finalement Liverpool qui va s’imposer, remportant sa 5e Ligue des champions.

France-RFA, 8 juillet 1982 - Demi-finale de Coupe du monde (3-3, 4-5 aux tirs au but)

Avec Michel Platini, Alain Giresse, Dominique Rocheteau, etc, la France a une équipe plus que prometteuse. Alors qu’elle est montée en puissance tout au long de cette Coupe du monde en Espagne, elle affronte la RFA en demi-finale, à Séville. Les Allemands mettent la pression et ouvrent le score en première période. Mais les Français égalisent avant la mi-temps. En seconde période, après un but refusé, il va se passer quelque chose qui a peut-être joué sur l’issue du match : le Français Patrick Battiston est percuté par le gardien allemand, Harald Schumacher. Le choc est d’une rare violence et Battiston, qui reste étendu inconscient sur le terrain, est évacué sur civière. L’arbitre ne sifflera rien, et ordonnera la remise en jeu. A la fin du temps réglementaire, les équipes étant à égalité, il y a des prolongations. Les Français, plus motivés que jamais, marquent deux buts, ce qui mène le score à 3-1, mais se font remonter par les Allemands. A la fin des prolongations, le score est de 3-3, les équipes vont se départager aux tirs au but. La France s’incline, et c’est l’Allemagne qui ira perdre contre l’Italie en finale.

Argentine-Angleterre, 1986 - Quart de finale de Coupe du monde (2-1)

À Mexico, les spectateurs assistent à une première période sans grande folie, pendant laquelle, aucun but n’est marqué. Mais après la mi-temps, l’Argentin Diego Maradona va assurer le spectacle et faire entrer ce match dans la légende, par la même occasion. À la 50e minute, il part ballon au pieds et réussit à passer quelques adversaires sauf un défenseur qui touche la balle et l’envoie dans les airs, près du but anglais. Le gardien sort pour l’intercepter mais Maradona saute et frappe le ballon avec la main pour l’envoyer dans les cages. L’arbitre n’a rien vu et accorde le but malgré les protestations justifiées des Anglais. Quelques minutes plus tard, Maradona réussit à aller du rond central au but sans qu’aucun joueur de l’équipe adverse ne parvienne à l’arrêter, il marque son deuxième but, bien du pied cette fois. Les Anglais marqueront par la suite mais ça ne sert à rien. Le score final est 2-1, l’Argentine se qualifie pour les demi-finales et le premier des deux buts de Maradona entre dans les annales sous le nom de “Main de Dieu”.