Gaz de schiste : un rapport favorable à l'exploitation passé sous silence

Article mis à jour le 

Une exploitation de gaz de schiste - iStockPhoto
Une exploitation de gaz de schiste - iStockPhoto

Un rapport portant sur l’exploitation du gaz de schiste commandé par Arnaud Montebourg en 2012 fait aujourd’hui polémique. Celui-ci aurait conclu selon Le Figaro à la faisabilité du dispositif sans fracturation hydraulique polluante. Mais Ségolène Royal souligne qu’aucune exploitation n’aura lieu.

Le document avait été baptisé "Hydrocarbures non-conventionnels en France : perspective ouvertes par les nouvelles technologies d’exploration et d’exploitation – 20 mois à la recherche des gaz de schiste écologique". Il s’agissait alors d’un rapport commandité courant 2012 par Arnaud Montebourg, à ce moment ministre de l’Économie et du redressement productif.


Un système qui permettrait de dégager 100 milliards d’euros pour la France ?

D’après une information du Figaro, les spécialistes en charge de la rédaction du rapport l’on rendu début 2014. Sept exemplaires ont alors été imprimés, dans lesquels il était question de la faisabilité de l’exploitation des gaz de schiste, et ce sans avoir à opter pour la fracturation hydraulique. Rappelons que cette même fracturation fait l’objet d’une controverse, en grande partie à cause des dégâts écologiques qu’elle entraîne.

L’occasion d’affirmer que l’exploitation des gaz de schiste permettrait de générer au minimum 100 milliards d’euros pour la France, et de créer 120 000 à 225 000 emplois.


Un rapport enterré par le gouvernement

Comme le met en évidence Le Figaro, le rapport en question aurait été mis de côté par le gouvernement, notamment parce que le ministère de l’Écologie et les Verts s’y opposaient. Exaspéré par cette décision lorsqu’il était en poste, Arnaud Montebourg a depuis confirmé l’existence du document.

La ministre de l’Écologie, Ségolène Royal, a souligné que les gaz de schiste n’étaient dorénavant plus à l’ordre du jour. Et de détailler la nécessité d’une transition énergétique via les énergies nouvelles renouvelables (ENR).


Sources : lefigaro, challenges