Plantes allergisantes : les reconnaître

Ambroisie
Ambroisie
Les jolies plantes de nos contrées cachent parfois bien leur jeu : certaines, parmi les plus courantes, provoquent de violents rhumes des foins saisonniers. D’autres, gorgées de sève brûlante, ne se laissent pas toucher.


Espèces allergisantes

De nombreuses espèces anémophiles - pollinisées par le vent - sont à l'origine d’allergies respiratoires : herbes des prairies, mauvaises herbes, quelques fleurs d’ornement, mais aussi beaucoup d’arbres à feuilles caduques très communs en France.

D’autres, plus ou moins urticantes, occasionnent des réactions cutanées douloureuses.

Enfin, quelques plantes d’intérieur d’origine exotique sont, elles, bien connues pour leur agressivité sur la peau et les muqueuses.

Plantes provoquant des allergies respiratoires

Les plantes les plus communes, en pollinisant au printemps, sont à l’origine d’allergies respiratoires ciblées sur les personnes sensibles. Les allergènes en cause diffèrent suivant la prédominance de l’espèce : graminées dans toute l’Europe, bouleau en Suède et en Norvège, pariétaire dans le bassin méditerranéen, olivier, cyprès et mûrier dans le sud de l’Europe.

Chez nous, une autre espèce devient redoutable : l'ambroisie (Ambrosia artemisiifolia). Très envahissante, cette espèce nord-américaine introduite en France s’est implantée dans la région lyonnaise où elle est à l’origine de nombreuses et graves allergies. Elle s’étend actuellement en Bourgogne où la sensibilisation à ce pollen commence à apparaître. Colonisant le bord des routes, elle continue de gagner du terrain malgré plusieurs campagnes d'arrachage. C’est une plante annuelle assez grande (de 30 cm à 1,80 m) à tiges robustes, ramifiées, souvent rougeâtres et à feuilles opposées, très divisées, à revers grisâtre. La floraison a lieu à la fin de l'été, jusqu'à l'automne. Les capitules mâles jaune verdâtre, en épis grêles, libèrent d'importantes quantités de pollen.

Plantes provoquant des troubles cutanés

Berce du Caucase
Berce du Caucase

Communes en France, la berce ou angélique sauvage (Heracleum maximum) et la berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum), cultivée dans nos jardins, sont irritantes par les feuilles, ainsi que le panais urticant (Pastinaca sativa, subsp. urens) et la rue (Ruta graveolens). Une attention particulière doit être accordée aux boutons d'or (Ranunculus repens) de nos prairies : ces renoncules libèrent une sève vésicante qui peut être cause de brûlures si les queues des fleurs sont portées à la bouche.

Parmi les exotiques, les euphorbes (Euphorbia) sont bien connues pour causer des brûlures par le latex très irritant pour la peau et les muqueuses qu’elles contiennent, de même que le sumac ou herbe à puce (Toxicodendron radicans), d’origine américaine, dont le seul contact des feuilles suffit à provoquer une réaction allergique sévère. Le poinsettia ou étoile de Noël (Euphorbia pulcherrima), au joli feuillage contrasté vert et rouge vif, peut être lui aussi agressif. Attention aussi au fustet ou arbre à perruques (Cotinus coggyria, syn. Rhus cotinus). Très courant dans les jardins, cet arbuste d'ornement à feuilles rondes et inflorescences rosâtres légères, contient un suc vénéneux parfois agressif sur les peaux sensibles.

Plantes provoquant une photosensibilisation

Certaines plantes, riches en substances photodynamisantes, les furocoumarines, provoquent fréquemment, en été, des éruptions accompagnées d'une pigmentation excessive de la peau sur toutes les parties du corps.

Chez les sujets particulièrement sensibles, les troubles s'accompagnent de fortes démangeaisons, de fièvre, de maux de tête. Mais cette affection, appelée dermite des prés ou dermite des baigneurs, est bénigne et ne dure que quelques jours. Le plus souvent, elle s’attrape au contact des ombellifères (apiacées) bien connues de nos campagnes.

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