Pollinisation : description du phénomène

Le phénomène de pollinisation
Le phénomène de pollinisation
"Si l'abeille venait à disparaître, l'homme n'aurait plus que quelques années à vivre", phrase célèbre que l'on attribue à tort à Einstein. La pollinisation, c'est le transfert du pollen d'une étamine sur le stigmate d'une plante à fleur. Le stigmate est l'une des parties de l'organe femelle de la fleur. Il est relié directement ou indirectement à la carpelle qui renferme les ovules et les cellules femelles par une tige appelée style. Aucune plante à fleur ne peut donner de graines si elle n'a pas subi de pollinisation au préalable.


L'étamine se compose d'une tige qui comporte deux capsules. Ces capsules renferment des grains de pollen jaune.

Lors de leur maturité, les anthères (les capsules) s'ouvrent, libérant ainsi le pollen. Lorsqu'un grain de pollen tombe sur un stigmate d'une espèce adéquate, il perce un trou à travers la surface réceptive et pénètre jusqu'à la carpelle, fécondant ainsi la fleur.

Les fleurs qui reçoivent leur pollen des insectes ont souvent des couleurs vives, un parfum doux et portent une collerette de nectar sucré à la base de leurs pétales. En pénétrant dans la fleur pour y prélever du nectar, l'insecte se recouvre de pollen qu'il transporte sur la fleur suivante.

La pollinisation est donc un allié précieux de la biodiversité. Grâce à ce processus naturel des milliards de plantes poussent chaque année sur Terre et participent ainsi au maintien de l'équilibre de la faune et de la flore.

Qui fait quoi ?

Grâce aux insectes, le pollen présent dans les étamines des plantes mâles est transporté vers une plante femelle ainsi fécondée. Les étamines, organes mâles des fleurs, renferment le pollen, poudre microscopique.

Reçus par une plante de la même espèce au hasard des déplacements du vent ou des insectes dits dans ce cas "pollinisateurs", le pollen est reçu par le stigmate de la plante femelle. Placé sur la partie supérieure du pistil, le stigmate reçoit ainsi le pollen. La fécondation s'opère.

La pollinisation, un processus fragile

Les activités humaines peuvent perturber le bon déroulement de la pollinisation. Dans ce cas, la biodiversité est menacée. Sans que l'Homme ne s'attaque directement à l'étape de fécondation des plantes, il peut en modifier le rythme.

Les pesticides, qui défendent les cultures contre les insectes, sont parfois montrés du doigt par les scientifiques.

La pollution nuisible à la reproduction des insectes pollinisateurs constitue elle aussi une menace importante. Dans ce cas, les abeilles, par exemple, moins nombreuses et diminuées, réduisent la fréquence de leurs déplacements. Elles ne butinent plus autant qu'avant, et ne remplissent plus leur rôle de pollinisateur.

Pour éviter que ce phénomène ne devienne trop grave, certaines espèces d'insectes sont désormais protégées. Cela afin que certaines plantes ne disparaissent pas.