Pourquoi le pelage des zèbres est-il rayé ?

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Et si les rayures du zèbre servaient de thermorégulateur ? - iStockPhoto
Et si les rayures du zèbre servaient de thermorégulateur ? - iStockPhoto
Les hypothèses sur le pourquoi des rayures du zèbre sont nombreuses, mais continuent néanmoins d’attiser la curiosité des scientifiques. Et pour cause : une récente étude rendue publique par le journal Royal Society Open Science affirme que l’animal s’en servirait pour se rafraîchir. Explications.


Une manière de tromper les prédateurs, mais pas que...

Bien souvent, l’on évoque les rayures du zèbre en tant que particularités servant à tromper les prédateurs ou encore à repousser les mouches piquantes. Mais des scientifiques de l’Université de Californie viennent d’émettre une nouvelle hypothèse : le pelage rayé permettrait au zèbre de rester au frais. En pratique, après avoir passé au crible les pelages de zèbres issus de 16 régions différentes, les chercheurs ont observé des variations conséquentes d’un specimen à l’autre. Ainsi, si un quelques-uns disposaient de rayures bien déterminées sur l’ensemble du corps, d’autres n’en possédaient pas au niveau des pattes. Des variations que les scientifiques expliquent par la provenance de l’animal.

Des rayures avant tout pour produire de la fraîcheur

Concrètement, parmi les zèbres étudiés, ceux issus des régions les plus arides disposaient de davantage de rayures très foncées que ceux provenant de zones plus tempérées. Or, il faut savoir que contrairement aux idées reçues, le fait de se vêtir de couleurs claires n’empêche pas de souffrir de la chaleur. Ainsi, si les rayures noires capturent davantage de chaleur que les rayures blanches, ce contraste produirait un effet de fraîcheur, pour les chercheurs. Aujourd’hui, aucune étude ne permet à l’heure actuelle de démontrer cet effet de thermorégulation. Toutefois, les analyses via thermomètre digital infrarouge ont prouvé que la température de la peau du zèbre était moins élevée (de plus de 3°C) que celle des herbivores comparables situés aux alentours. Une observation qui validerait les hypothèses des scientifiques.

 

Sources : sciencesetavenir, maxisciences